Félix, Jean-Baptiste Chadenet

1798 - 1874

Informations générales
  • Né le 7 avril 1798 à Verdun (Meuse - France)
  • Décédé le 24 septembre 1874 à Damvillers (Meuse - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Meuse
Groupe
Droite
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Meuse
Groupe
Droite
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 31 mai 1863 au 27 avril 1869
Département
Meuse
Groupe
Majorité dynastique
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IVe législature
Mandat
Du 23 mai 1869 au 4 septembre 1870
Département
Meuse
Groupe
Majorité dynastique

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple aux Assemblées constituante et législative de 1848 et 1849, député au Corps législatif de 1863 à 1870, né à Verdun (Meuse), le 7 avril 1798, mort au château de Mureau, commune de Damvillers (Meuse), le 24 septembre 1874, il fit à Paris ses études de droit.

Avocat à Verdun sous la Restauration, il combattit dans les rangs de l'opposition libérale qui triompha en juillet 1830, devint bâtonnier de son ordre et conseiller général de la Meuse.

Après février 1848, M. Chadenet fut élu représentant de la Meuse à l'Assemblée constituante par 37,260 voix. Il appartint au comité de l'administration départementale et communale, et vota avec la majorité de droite:

- pour le rétablissement du cautionnement et de la contrainte par corps,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- pour l'état de siège,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- contre l'amendement Grévy,
- contre le droit au travail,
- contre la réduction de l'impôt du sel.

Lors du vote (12 janvier 1849) sur la célèbre proposition Rateau, tendant à hâter le terme des opérations de l'assemblée, M. Chadenet était absent. Cependant on trouva dans l'urne un bulletin en son nom. Le représentant de la Meuse, écrivit alors au Moniteur officiel :

« Monsieur le rédacteur,

Retenu chez moi par une maladie, je n'ai pu assister à la séance du 12 janvier; je sais qu'il s'est trouvé dans l'urne un bulletin en mon nom qui appuyait la prise en considération: je dois à la vérité de dire que ce bulletin a parfaitement exprimé ma volonté.

Agréez,... etc.

CHADENET (Meuse). »

Après l'élection présidentielle de L.-N. Bonaparte, M. Chadenet appuya « au dedans et au dehors, dit une biographie, la politique de l'Elysée. » Il fit de même à l'Assemblée législative, où il entra le 13 mai 1849, comme l'élu du même département, avec 32,178 voix (59,869 votants, 92,490 inscrits). Il vota avec les chefs de la droite pour toutes les lois de compression, y compris celle du 31 mai sur le suffrage universel; puis quand la guerre éclata entre le président et la majorité royaliste, il se prononça pour le premier.

Après le coup d'Etat, il entra dans l'administration, fut nommé maître des requêtes en service extraordinaire, puis successivement préfet de Tarn-et-Garonne (4 mars 1853) ; du Loir-et-Cher (30 mars 1853); de la Meuse (21 juin 1854) ; de la Charente (26 novembre 1856); de l'Yonne (10 avril 1861).

Retraité comme préfet, le 4 août 1862, M. Chadenet se présenta avec l'appui officiel du gouvernement., comme candidat au Corps législatif, et fut élu, le 1er juin 1863, dans la 3e circonscription de la Meuse, par 11,290 voix (22,513 votants, 27,058 inscrits), contre 6,499 à M. de Balmont, et 4,631 à M. de Lapisse. Il fut réélu par le même collège, le 24 mai 1869, avec 17,063 voix, (21,416 votants, 26,298 inscrits), contre 4,193 à M. Billy, et ne cessa, de 1863 à 1870, de voter avec la majorité dynastique.

Il rentra dans la vie privée après le 4 Septembre. Il était commandeur de la Légion d'honneur (1868).
Date de mise à jour: avril 2016

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