Achille, Michel, Louis Jubinal

1810 - 1875

Informations générales
  • Né le 24 octobre 1810 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 23 décembre 1875 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
Ire législature
Mandat
Du 29 février 1852 au 29 mai 1857
Département
Hautes-Pyrénées
Groupe
Majorité dynastique
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIe législature
Mandat
Du 21 juin 1857 au 4 novembre 1863
Département
Hautes-Pyrénées
Groupe
Majorité dynastique
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 31 mai 1863 au 27 avril 1869
Département
Hautes-Pyrénées
Groupe
Majorité dynastique
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IVe législature
Mandat
Du 23 mai 1869 au 4 septembre 1870
Département
Hautes-Pyrénées
Groupe
Majorité dynastique

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Corps législatif de 1852 à 1870, né à Paris le 24 octobre 1810, mort à Paris le 28 décembre 1875, il fut élève de l'Ecole des chartes, et, de 1834 à 1848, s'occupa exclusivement de publications philologiques, artistiques et littéraires.

Il fut nommé, en 1845, professeur de littérature étrangère à la faculté des lettres de Montpellier, chevalier de la Légion d'honneur en 1846, et reçut une allocation annuelle sur les fonds destinés aux gens de lettres. Très dévoué à Louis-Philippe avant 1848, il se lança dans la politique démocratique après les événements de février, se déclara partisan de Ledru-Rollin, présida le club de l'Egalité au salon de Mars, et signa une proclamation révolutionnaire.

Mais ses idées s'adoucirent ; il devint un des rédacteurs du Bulletin de Paris, journal modéré, et, converti à la politique du prince-président, fut élu comme candidat officiel, le 29 février 1852, député de la 2e circonscription des Hautes-Pyrénées au Corps législatif, par 19,349 voix (25,852 votants, 32,929 inscrits), contre 6,413 à M. Tiburce Féraud. L'un des premiers, il demanda le rétablissement de l'empire : l'article qu'il publia à cette occasion fit le tour de la presse de province.

Successivement réélu :

- le 22 juin 1857, par 24,065 voix (24,142 votants, 31,091 inscrits);
- le 1er juin 1863, par 25,590 voix (25,746 votants, 31,201 inscrits),
- et le 24 mai 1869, par 17,265 voix (27,629 votants, 32,142 inscrits), contre 10,248 à M. Tiburce Féraud,

il fit voter la loi sur la suppression du timbre pour les imprimés; rapporteur de la loi sur les droits d'auteur (1853), il accusa ses collègues de « barbarie législative », parce qu'ils en avaient refusé le vote immédiat; il accorda toujours aux gens de lettres l'appui de son influence, demanda des chemins de fer pour sa région, réclama l'augmentation des crédits pour les bibliothèques et les sociétés savantes, la réduction des frais de poste pour les imprimés, et proposa des réformes pratiques dans l'administration.

La révolution du 4 septembre 1870 l'éloigna de la vie politique.

Officier de la Légion d'honneur depuis le mois d'août 1858. M. Jubinal a publié un très grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels: le Fablel dou Dieu d'amour; Des XXIII manières de vilains; la Résurrection du Sauveur, fragment d'un mystère inédit (1834); la Complainte et le Jeu de Pierre de la Broce, chambellan de Philippe le Hardi, qui fut pendu le 30 juin 1278 (1835); les Mystères inédits du XVe siècle (2 vol., 1836-1837); Nouveau recueil de contes dits fabliaux (2 vol., 1839-1842); Impressions de voyage (1859); Napoléon et M. de Sismondi en 1815 (1865). Il fut le rédacteur en chef du Voleur et du Cabinet de lecture, et collabora au Moniteur, à l'Estafette, à l'Indépendance belge, à la Revue rétrospective, à la Revue littéraire, à la Revue indépendante, à l'Artiste, au Journal des demoiselles, et à la Revue du Midi, dont il fut l'un des fondateurs.