Alfred, Louis Darimon

1819 - 1902

Informations générales
  • Né le 17 décembre 1819 à Lille (Nord - France)
  • Décédé le 1er octobre 1902 à Neuilly-sur-seine (France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1857 au 7 mai 1863
Département
Seine
Groupe
Opposition
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 31 mai 1863 au 27 avril 1869
Département
Seine
Groupe
Majorité dynastique

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Corps législatif de 1857 à 1869, né à Lille (Nord), le 17 décembre 1819, il publia, à ses débuts (1840), des articles archéologiques dans la Revue du Nord.

Il fut secrétaire de Proudhon (1848), collabora au journal le Peuple, devint rédacteur en chef de la Voix du Peuple, puis du Peuple en 1850, et entra à la Presse en 1852, où il traita les questions économiques et financières selon les idées de M. Emile de Girardin.

Le 22 juin 1857, il se présenta au Corps législatif comme candidat de l'opposition, dans la 7e circonscription de la Seine, et obtint, au 1er tour, 6,826 voix contre 10,609 au député sortant, M. Lanquetin, et 3,607 à M. Bastide, autre candidat d'opposition. Il y eut ballottage. Au second tour, qui eut lieu le 5 juillet suivant, M. Darimon fut élu par 12,078 voix sur 23,523 votants et 36,246 inscrits, contre 11,038 voix à M. Lanquetin.

Il siégea dans la petite minorité d'alors dite des Cinq, et prit la parole, au moyen de discours lus, sur le budget, sur la taxe des voitures, sur les lois relatives aux coalitions, sur le rachat des canaux, etc. En mai 1859, il repoussa la garantie d'intérêt proposée pour les grandes Compagnies de chemins de fer, s'éleva contre les grands monopoles, contre les tarifs différentiels, contre le prix élevé des transports, et contre les scandales de la Bourse.

Réélu, le 1er juin 1863, par 18,195 voix sur 28,166 votants et 36,442 inscrits, contre MM. Léon Say, 8,606 voix, et Cantagrel, 533, il s'attacha à M. Emile Ollivier, se fit une spécialité des discussions économiques, et réclama, pour les ouvriers, des chambres syndicales, et des lois favorisant les sociétés coopératives; dans les discussions de la loi sur les coalitions, il se sépara de ses amis de la gauche en repoussant le retour pur et simple au droit commun, combattit l'impôt sur les chèques, fut soutenu dans cette campagne par M. de Morny, et nommé rapporteur de la loi sur les chèques, qui fut adoptée quelque temps après.

Secrétaire de la Chambre de 1865 à 1867, il se rapprocha sensiblement du gouvernement, fut décoré de la Légion d'honneur le 15 août 1865, et se montra aux lundis de l'impératrice en culottes courtes, qui excitèrent longtemps la verve des journaux d'opposition. Il prit encore la parole à la Chambre lors de la discussion de la loi sur la presse, et demanda notamment l'exemption du cautionnement pour les journaux et revues d'économie politique.

Abandonné par l'opposition, dont il s'était séparé le premier, il ne se représenta pas aux élections de 1869, et fut nommé consul à Rotterdam. Il n'occupa pas ce poste, et rentra dans la vie privée au 4 septembre 1870. On a de lui : A travers une révolution (1857); Histoire de douze ans (1857-1869); Histoire d'un parti, les Cinq sous l'Empire (1860); la Maladie de l'Empereur (1873); les Irréconciliables sous l'Empire (1888); Histoire d'un jour; Les 116; etc.