Jean-Baptiste, François Josseau

1817 - 1898

Informations générales
  • Né le 21 janvier 1817 à Mortcerf (Seine-et-Marne - France)
  • Décédé le 13 juin 1898 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIe législature
Mandat
Du 21 juin 1857 au 7 mai 1863
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Majorité dynastique
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 31 mai 1863 au 27 avril 1869
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Centre droit
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IVe législature
Mandat
Du 23 mai 1869 au 4 septembre 1870
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Centre droit

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Corps législatif de 1857 à 1870, né à Mortcerf (Seine-et-Marne) le 21 janvier 1817, il fit ses études à Paris, devint licencié en droit en 1837, et fut reçu avocat l'année suivante.

Il s'occupa surtout alors de la législation agricole, de la réforme hypothécaire et de l'institution du Crédit foncier. Ses travaux attirèrent l'attention de M. Dumas, ministre du Commerce, qui le chargea, en 1850, de la rédaction d'un projet de loi sur le Crédit foncier. Commissaire du gouvernement à l'effet de soutenir et de développer ce projet devant la Chambre, il eut à rédiger le décret qui remplaça ce projet de loi, dont les événements de décembre 1851 empêchèrent la discussion et le vote. Il fit paraître à cette époque un Traité du Crédit foncier.

Elu, comme candidat officiel, député au Corps législatif par la 3e circonscription de Seine-et-Marne, le 21 juin 1857, avec 17,300 voix (18,718 votants, 30,511 inscrits), réélu, dans la même circonscription, le 1er juin 1863, par 14,431 voix (26,776 votants, 31,415 inscrits), contre 12,285 voix à M. Jules de Lasteyrie, ancien député, et, le 24 mai 1869, par 14,596 voix (28,158 votants, 31,613 inscrits), contre 12,720 voix à M. Jules de Lasteyrie, il fit partie des commissions : du budget, du conseil des prud'hommes, de la contrainte par corps, des réunions publiques, de la révision du code de procédure civile, et signa la demande d'interpellation des 116.

Il s'occupa aussi de questions financières, parla sur les chèques, les warrants et les conventions des chemins de fer. Chevalier de la Légion d'honneur en 1852, officier en 1864, il fut nommé commandeur en 1869. En novembre 1869, il prit l'initiative de la réunion du centre droit portant son nom, qui réclamait le régime parlementaire complet, le jugement des délits de presse par le jury, une nouvelle loi électorale, une large décentralisation, qui comprit au début 108 membres, et qui aboutit à la formation du ministère Ollivier et à l'empire libéral. Elu secrétaire du Corps législatif, il fut de la minorité qui demanda, en juillet 1870, communication des pièces relatives aux affaires d'Espagne et aux démêlés avec la Prusse.

Il signa, le 4 septembre, la proposition de M. Thiers, protesta dans le Français contre l'envahissement de la Chambre, et refusa de reconnaître le gouvernement issu de la révolution de septembre. Redevenu avocat, il se présenta aux élections législatives du 20 février 1876 dans l'arrondissement de Coulommiers, où il échoua avec 5,399 voix contre 6,332 à l'élu républicain, M. Plessier. Il ne fut pas plus heureux aux élections qui suivirent la dissolution de la Chambre par le cabinet du 16 mai. Bien que soutenu par le gouvernement, il n'obtint, le 14 octobre 1877, que 4,530 voix contre 8,082 au député sortant, M. Plessier.