Aimé, Philippe, Auguste Le Coat de Kervéguen

1811 - 1868

Informations générales
  • Né le 18 novembre 1811 à Toulon (Var - France)
  • Décédé le 8 août 1868 à Madrid (Espagne)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
Ire législature
Mandat
Du 29 février 1852 au 29 mai 1857
Département
Var
Groupe
Majorité dynastique
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIe législature
Mandat
Du 21 juin 1857 au 7 mai 1863
Département
Var
Groupe
Indépendant
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 31 mai 1863 au 8 août 1868
Département
Var
Groupe
Indépendant

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Corps législatif de 1852 à 1868, né à Toulon (Var) le 18 novembre 1811, mort à Madrid (Espagne) le 8 août 1868, il se destina d'abord à la marine comme son père, puis s'établit négociant à Toulon et devint conseiller général du canton ouest de cette ville.

Partisan de l'Empire issu du coup d'Etat de décembre, il se présenta, le 29 février 1852, comme candidat officiel, dans la 3e circonscription du Var, et fut élu par 16 128 voix (17 009 votants, 35 198 inscrits).

Successivement réélu le 22 juin 1857, par 15 753 voix (16 034 votants, 29 395 inscrits), et le 1er juin 1863, par 18 962 voix (28 371 votants, 46 920 inscrits), contre 9 081 voix à M. Adalbert Philis, et 295 à M. Durand, il prit part à quelques débats, protesta, lors de la discussion du budget de 1859, contre la part prélevée par Paris sur le budget du pays, et, dans la même session, à propos de la loi qui abolissait pour les journaux l'autorisation préalable, demanda qu'on imposât un pliage uniforme, qu'on accordât à tout Français majeur et électeur, ainsi qu'aux femmes et filles majeures, le droit de faire insérer tout article, dans un journal, moyennant un tarif fixé d'avance, qu'on déférât le serment aux signataires des articles, et qu'on pût exiger de tout journaliste un certificat du maire de sa commune, attestant qu'il est bien l'auteur des articles signés par lui. La majorité refusa de s'associer à cette réglementation.

M. de Kervéguen dut surtout un court moment de célébrité aux accusations qu'il apporta à la tribune, le 10 décembre 1867, contre les rédacteurs en chef des principaux journaux de Paris, en s'appuyant sur les assertions d'un obscur journal belge, la Finance, qui publiait que 50 000 thalers avaient été alloués par M. de Bismarck au Siècle, à l'Opinion nationale, au Journal des Débats, à l'Avenir national. Ceux-ci mirent M. de Kervéguen en demeure de justifier ses allégations devant un jury d'honneur. Ce jury, composé de MM. d'Audelarre, Martel, Marie et Jules Favre, déclara que ces accusations ne reposaient sur aucune preuve sérieuse.

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