Louis, Isidore Nachet

1802 - 1877

Informations générales
  • Né le 20 juillet 1802 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 29 décembre 1877 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Aisne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple en 1848, né à Paris le 20 juillet 1802, mort à Paris le 29 décembre 1877, fils d'un professeur à la faculté de médecine de Paris, il fut reçu avocat très jeune, obtint, en 1823, une médaille d'or de la Société de la morale chrétienne pour son mémoire sur l'Abolition de la traite des nègres, publia, en 1828, les Mélanges scientifiques et littéraires de Malte-Brun, donna, l'année suivante, une traduction des Insurrections irlandaises depuis Henri II jusqu'à l'union de Thomas Moore, et obtint de nouveau, en 1830, le prix de la Société de la morale chrétienne pour le meilleur travail sur la Liberté religieuse.

Après la révolution de juillet, il fut secrétaire de la commission municipale du 12e arrondissement de Paris, et collabora au Journal de Paris jusqu'au mois de mars 1831. En août suivant, il acheta la charge de M. Quénault, avocat à la cour de Cassation. Il publia, peu de temps après, lors du Procès de l'abbé Dumonteil, un mémoire sur le Mariage des prêtres, et plaida pour les méthodistes de Metz et pour l'abbé Levernet, de l'Eglise française. En 1832, il avait protesté, dans une consultation, contre la mise en état de siège de Paris.

Candidat à la députation, aux élections du 1er août 1846, dans le 1er collège de l'Aisne (Laon), il échoua avec 264 voix contre 363 à l'élu, M. Debrotonne, fut nommé, à la révolution de 1848, avocat général à la cour de Cassation (3 mars), et fut élu, le 23 avril, représentant de l'Aisne à l'Assemblée constituante, le 5e sur 14, par 95,202 voix (130,363 votants, 154,878 inscrits).

Membre du comité de la justice, il vota pour le bannissement de la famille d'Orléans, pour les poursuites contre L. Blanc et Caussidière, contre l'abolition de la peine de mort, contre l'impôt progressif, contre l'incompatibilité des fonctions, contre l'amendement Grévy, contre la sanction de la Constitution par le peuple, pour l'ensemble de la Constitution, contre la proposition Rateau, contre l'interdiction des clubs.

Non réélu à la Législative, il fut nommé conseiller à la cour de Cassation le 25 août 1849, conserva ses fonctions pendant toute la durée de l'empire et fut mis à la retraite, le 12 juin 1877, avec le titre de conseiller honoraire. Chevalier de la Légion d'honneur (14 août 1858), officier (23 août 1869), commandeur (3 août 1875).