Antoine, Amédée, Félix Mathé

1808 - 1882

Informations générales
  • Né le 18 mai 1808 à Cosne-d'allier (Allier - France)
  • Décédé le 5 mars 1882 à Moulins (Allier - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Allier
Groupe
Extrème gauche
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Allier
Groupe
Extrème gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848 et en 1849, né à Cosne-sur-l'Oeil (Allier) le 18 mai 1808, mort à Moulins (Allier) le 5 mars 1882, il fit ses études classiques au collège de Moulins, suivit ensuite les cours de la faculté de droit de Paris, fut au nombre des combattants de juillet 1830, resta dans l'opposition républicaine sous Louis-Philippe, et subit plusieurs condamnations politiques, en 1831 pour détention d'armes, en 1833 pour coalition d'ouvriers. Impliqué dans l'affaire d'avril 1834, il passa quelques années en Belgique, puis il revint en France, s'établit à Moulins, s'occupa du commerce des bois et y fit fortune.

Le gouvernement provisoire le nomma, après février, commissaire de la République dans l'Allier. M. Félix Mathé fut élu, le 23 avril suivant, représentant de l'Allier à l'Assemblée constituante, le 5e sur 8, par 51,989 voix (72,233 votants, 89,404 inscrits). Il siégea à la Montagne, fit partie du comité des affaires étrangères, et vota avec les démocrates les plus avancés : contre le rétablissement du cautionnement et de la contrainte par corps, contre les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière, pour l'abolition de la peine de mort, pour l'amendement Grévy, pour la sanction de la Constitution par le peuple, pour le droit au travail, contre la proposition Rateau, contre les crédits de l'expédition romaine, pour l'amnistie, pour la mise en accusation du président et de ses ministres. Absent, le 25 novembre 1848, il écrivit au Moniteur que, présent, il eût voté contre l'ordre du jour en l'honneur du général Cavaignac.

Réélu, le 13 mai 1849, représentant du même département à l'Assemblée législative, le 1er sur 7, avec 40,529 voix (65,506 votants, 90,096 inscrits), M. Félix Mathé reprit sa place à l'extrême-gauche. Il se joignit à ses amis pour protester, avec Ledru-Rollin, contre l'expédition de Rome, et, lorsque, le lendemain de l'affaire du 13 juin, dite du Conservatoire des Arts et Métiers, plusieurs représentants, parmi lesquels MM. Pascal Duprat, le général Rey, Guizard, Vignes, Delavallade, Sartin, Rantian, Richard (du Cantal), Duché, crurent devoir désavouer leurs signatures apposées au bas de l'appel aux armes qui motiva le réquisitoire du procureur général Baroche, M. F. Mathé eut une attitude toute différente. « Citoyens, dit-il, je ne viens pas protester contre la pièce, sur laquelle M. le procureur-général a fait des réserves dans son réquisitoire; je viens, au contraire, dire qu'il est temps de mettre un terme aux protestations inutiles et plus ou moins dignes qui ont été produites à cette tribune... » Au surplus, il ne fut pas poursuivi.

Après avoir constamment opiné avec la minorité démocratique, il se montra l'adversaire déterminé du coup d'Etat du 2 décembre 1851, et se réfugia en Belgique ayant été expulsé de France. Le 1er juin 1863, 907 voix de l'opposition radicale se comptèrent sur son nom dans la 1re circonscription de l'Allier. Le 8 février 1871, il obtint dans le département de l'Allier, sans être élu, 26,391 suffrages.


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