Jean, Auguste Millard

1802 - 1884

Informations générales
  • Né le 1er janvier 1802 à Troyes (Aube - France)
  • Décédé le 18 octobre 1884 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Aube

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple en 1848, né à Troyes (Aube) le 1er janvier 1802, mort à Paris le 18 octobre 1884, il succéda à son père comme négociant à Troyes et quitta le commerce en 1840.

Sous la Restauration, il s'était fait remarquer par ses idées libérales; il prit une part active aux événements de 1830, mais ne tarda pas à s'éloigner du nouveau gouvernement et combattit dans l'Aube la candidature de Casimir Périer.

Fixé ensuite à Paris pour l'éducation de ses enfants, il se mêla à l'agitation réformiste, fut l'un des souscripteurs du banquet du XIIe arrondissement (22 février), et, après la révolution, fut élu, le 23 avril 1848, représentant de l'Aube à l'Assemblée constituante, le 2e sur 7, par 46,368 voix. Il fit partie du comité de l'Instruction publique, et vota pour le bannissement de la famille d'Orléans, pour les poursuites contre L. Blanc et Caussidière, contre l'abolition de la peine de mort, contre l'impôt progressif, contre l'incompatibilité des fonctions, contre l'amendement Grévy, contre la sanction de la Constitution par le peuple, pour l'ensemble de la Constitution, contre la proposition Rateau, contre l'interdiction des clubs, contre la campagne de Rome, pour la demande de mise en accusation du président et des ministres.

Depuis l'élection présidentielle du 10 décembre, il était l'adversaire décidé de la politique de l'Elysée ; le 14 mai, il fit infliger un blâme au ministre de l'Intérieur, M. Faucher, qui, dans une dépêche aux préfets, avait accusé les adversaires de l'expédition de Rome de provoquer à l'émeute. Non réélu à la Législative, M. Millard ne reparut plus sur la scène politique.