Auguste, Jean, Alexandre Law de Lauriston

1790 - 1860

Informations générales
  • Né le 10 octobre 1790 à La fère (Aisne - France)
  • Décédé le 27 juin 1860 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Aisne
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Pair de France, représentant à l'Assemblée législative de 1849, né à La Fère (Aisne) le 10 octobre 1790, mort à Paris le 27 juin 1860, fils aîné de Jacques Alexandre de Lauriston qui fut pair de France et ministre, page de Napoléon Ier en 1804, lieutenant au 20e chasseurs à cheval en 1808, capitaine au corps et chevalier de la Légion d'honneur en 1809, il se distingua à Amstetten et à Raab, et eut un cheval tué sous lui à Wagram.

Aide-de-camp de son père le général comte de Lauriston, en 1811, officier d'ordonnance de l'empereur et chef d'escadron aux gardes d'honneur en 1813, officier de la Légion d'honneur, il fit la campagne de Saxe. Sous-lieutenant aux gardes du corps du roi en 1814, commandeur de la Légion d'honneur le 22 décembre, colonel des chasseurs à cheval du Cantal en 1815, et du 2e régiment de cuirassiers de la garde royale en 1821, maréchal de camp le 26 mai 1823, il prit part à la guerre d'Espagne, commanda une brigade du 1er corps et opéra en Andalousie. Inspecteur de cavalerie en 1824 et 1826, commandant d'une brigade du camp de Saint-Omer, grand officier de la Légion d'honneur le 15 septembre 1827, inspecteur général de cavalerie en 1829, il fut admis à siéger à la Chambre des pairs, à titre héréditaire, le 14 février de cette dernière année, en remplacement de son père décédé en 1828.

Mis en disponibilité le 22 mars 1831, et retraité comme maréchal de camp le 24 janvier 1838, M. de Lauriston avait été créé comte par la Restauration. Sourdement opposé au gouvernement de Louis-Philippe, il fut élu colonel de la 10e légion de la garde nationale en 1848, puis, le 13 mai 1849, représentant de l'Aisne à l'Assemblée législative, le 11e sur 12, par 55,216 voix (112,795 votants, 160,698 inscrits). Appartenant au parti légitimiste, il vota avec la majorité, sans se rallier à la politique du prince Louis-Napoléon. Il fit partie des 220 représentants qui se réunirent à la mairie du Xe arrondissement pour protester contre le coup d'Etat, et qui votèrent la déchéance.
Arrêté, emprisonné pendant quelques jours au Mont-Valérien et remis en liberté le 16 décembre, il rentra dans la vie privée.