Félix, Désiré dit Pierre-Marie Soullié

1795 - 1868

Informations générales
  • Né le 17 mars 1795 à Cumières (Marne - France)
  • Décédé le 6 janvier 1868 à Reims (Marne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Marne
Groupe
Centre droit
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Marne
Groupe
Bonapartiste
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
Ire législature
Mandat
Du 29 février 1852 au 29 mai 1857
Département
Marne
Groupe
Indépendant

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848 et en 1849, député au Corps législatif, né à Cumières (Marne) le 17 mars 1795, mort à Reims (Marne) le 6 janvier 1868, il fit les campagnes de 1813 et de 1814 comme engagé volontaire.

Après Waterloo, il étudia le droit, fut reçu avocat, puis docteur, se fit inscrire au barreau de Reims, et devint conseiller municipal de cette ville (1830-1840). Hostile à la politique de Guizot, il fut élu, le 23 avril 1848, représentant de la Marne à l'Assemblée constituante, le 9e et dernier, par 46,268 voix (93,164 votants, 101,527 inscrits). Il fit partie du comité de législation, et vota avec la droite,

- pour le rétablissement du cautionnement et de la contrainte par corps,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- contre l'amendement Grévy,
- contre le droit au travail,
- pour la proposition Rateau,
- pour l'interdiction des clubs,
- pour les crédits de l'expédition romaine,
- contre l'amnistie,
- contre l'abolition de l'impôt des boissons.

Réélu, le 13 mai 1849, représentant du même département à l'Assemblée législative, le 5e sur 8, par 48,099 voix (78,836 votants, 105,296 inscrits), il reprit sa place à droite, appuya les lois répressives, soutint de ses votes le gouvernement présidentiel de L.-N. Bonaparte, et applaudit au coup d'Etat.

Le 29 février 1852, il entra, avec l'appui du gouvernement, au Corps législatif comme l'élu de la 3e circonscription de la Marne qui lui avait donné 18,311 voix (21,331 votants, 34,059 inscrits), contre 1,102 à M. Dérodé, ancien représentant; il s'associa au rétablissement de l'Empire, appartint à la majorité, et ne se représenta pas en 1857.