Charles, François, Armand de Bancalis de Maurel d'Aragon

1812 - 1848

Informations générales
  • Né le 13 avril 1812 à Lobez (Tarn - France)
  • Décédé le 15 septembre 1848 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Tarn
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 15 septembre 1848
Département
Tarn

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Fils de Jean Louis Henri Bancalis de Maurel, comte d'Aragon (1763-1848), pair de France de 1819 à 1848, Charles, François, Armand Bancalis de Maurel, comte d'Aragon, député de 1846 à 1848, représentant du peuple à l'Assemblée constituante de 1848, né à Lobez (Tarn), le 23 avril 1812, mort à Paris, le 15 septembre 1848, fut, sous le gouvernement de Louis-Philippe, auditeur au Conseil d'Etat, puis député, le 1er août 1846.

Le premier collège électoral du Tarn (Albi), l'avait envoyé à la Chambre par 370 voix sur 615 votants et 656 inscrits, contre le comte Decazes (Léonard) député sortant, qui n'obtint que 242 voix. Au Palais-Bourbon, le comte d'Aragon soutint de ses votes la cause de la monarchie constitutionnelle, et lui demeura fidèle après la révolution de février. Il suivit constamment la même ligne politique que M. Thiers, dont il avait été quelque temps le secrétaire.

Elu représentant du peuple pour le Tarn à l'Assemblée constituante, le 23 avril 1848, par 73 807 voix (90 456 votants), il siégea encore à droite et vota :
- le 26 mai 1848, contre le bannissement de la famille d'Orléans ;
- le 28 juillet, pour le décret contre les clubs ;
- le 9 août, pour le rétablissement du cautionnement ;
- le 26 août, pour les poursuites contre Caussidière, à propos du 15 mai.

Quant aux poursuites réclamées en même temps contre Louis Blanc et également votées par l'Assemblée, le comte d'Aragon est porté par le Moniteur comme absent, au moment du vote.

D'autre part, Louis Blanc, faisant dans les Pages d'histoire de la Révolution de 1848, le récit de son évasion en Angleterre après la séance de nuit du 26 août 1848, a écrit : « Un représentant du peuple, homme loyal entre tous, M. d'Aragon, m'aborda, et me tendant la main :

« Je ne partage pas votre opinion, me dit-il, mais je vous estime et je vous aime. Si je vous parais digne de votre confiance, venez ! » Je le suivis aussitôt. J'ai appris, depuis, qu'il était mort, et cette nouvelle a été la première douleur ajoutée au deuil de mon exil. Il faisait jour quand je sortis de l'Assemblée. Arrivé chez M. d'Aragon, je me jetai tout habillé sur un lit, et je m'endormis profondément... »

Le comte d'Aragon mourut le mois suivant.