Pierre, Lucien Brard

1804 - 1887

Informations générales
  • Né le 8 janvier 1804 à Soubran (Charente-Inférieure - France)
  • Décédé le 1er février 1887 à Jonzac (Charente-Maritime - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple à l’Assemblée constituante de 1848, né à Soubran (Charente-Inférieure), le 8 janvier 1804, mort à Jonzac (Charente-Inférieure), le 1er février 1887, il étudia la médecine à Paris, et, reçu docteur (1826), alla exercer sa profession dans son pays. En même temps, il soutint les intérêts électoraux démocratiques, et combattit la candidature de M. Duchâtel à Cognac.
Aux élections de l'Assemblée constituante du 23 avril 1848, Brard fut élu représentant du peuple dans la Charente-Inférieure, le 6e sur 12, par 64,917 voix (111,907 votants, 136,016 inscrits). Il vota avec la gauche :

- le 26 août 1848, contre les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière;
- le 1er septembre, contre le rétablissement de la contrainte par corps;
- le 18 septembre, pour l'abolition de la peine de mort;
- le 7 octobre, pour l'amendement Grévy ;
- le 2 novembre, pour le droit au travail;
- le 27 décembre, pour la suppression de l'Impôt du sel ;
- le 12 janvier 1849, contre la proposition Rateau;
- le 16 avril 1849, contre l'expédition de Rome;
- le 2 mai, pour l'amnistie des transportés;
- le 11 mai, pour la demande d'accusation (dont Brard était signataire) contre le président et ses ministres.

Au sujet de son vote du 2 novembre pour le droit au travail, il adressa à la presse, avec un certain nombre de ses collègues, la lettre suivante:

« Paris, 3 novembre 1848.
Les commentaires de la presse, à propos du vote d'hier, nous ont paru nécessiter deux mots d'explication sur la part que nous y avons prise.
Nous sommes de ceux qui croient, à tort ou à raison, que, lorsqu'on a assisté à une discussion, on doit avoir une opinion faite. La nôtre est arrêtée sur le droit de propriété et sur le droit au travail, tels qu'ils sont définis dans l'article VIII du préambule et dans l'article XIII de la Constitution. Nous voyons quelques dangers à ne pas inscrire franchement dans cette Constitution tous les droits qu'elle reconnaît. C'est ce qui explique notre vote en faveur de l'amendement de M. Félix Pyat.
Quant au discours prononcé par cet orateur, s'il eût été question d'en dire notre avis, nous n'aurions pas hésité à lui refuser notre approbation; non qu'il ne contienne d'excellentes vérités, mais parce qu'il exprime dans quelques passages, et notamment à la fin, des pensées qui ne seront jamais les nôtres.
BRARD (Charente-Inférieure); A. MÉDAL (Aveyron) ; BREYMAUD (Haute-Loire); BRUCKNER (Bas-Rhin); ARMAND DARGENTEUIL (Charente-Inférieure); COUTANCEAU (Charente-Inférieure); GAUDIN (Charente-Inférieure); J. SAINT-GAUDENS (Basses-Pyrénées); WESTERCAMP (Bas-Rhin). »