Auguste, Henry Ceyras

1796 - 1877

Informations générales
  • Né le 22 février 1796 à Rochefort (Puy-de-Dôme - France)
  • Décédé le 17 février 1877 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Corrèze
Groupe
Gauche
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Corrèze
Groupe
Extrème gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple aux Assemblées constituante et législative de 1848 et 1849, né à Rochefort (Puy-de-Dôme), le 22 février 1793, mort à Paris, le 17 février 1877, il fut destiné par son père à la magistrature.

Il y entra, vers la fin de la Restauration ; puis, ayant adhéré à la révolution de Juillet, il fut nommé par le gouvernement nouveau juge du tribunal de Tulle. Tout en gardant ses fonctions de magistrat, il ne tarda pas à se faire connaître sous le règne de Louis-Philippe, par ses opinions démocratiques assez avancées : il ne cachait pas ses relations avec Pierre Leroux, et correspondait fréquemment avec des journaux républicains, tels que le National et la Tribune.

Après le 24 février 1848, il fut nommé commissaire de la République dans la Corrèze, et ce département le désigna, le 1er sur 8, comme un de ses représentants à l'Assemblée constituante, par 29,713 voix. Il siégea à gauche, et prit plusieurs fois la parole; il fut l'auteur de quelques propositions philanthropiques, dont l'une, du 11 août 1848, tendait à améliorer le sort des « invalides de la campagne. » Dans la séance de nuit du 25 au 26 août 1848, il protesta contre certains passages du volumineux rapport d'enquête présenté par M. Quentin-Bauchart sur les événements du 15 mai. M. Ceyras vota :

- le 9 août 1848, contre le rétablissement du cautionnement;
- le 1er septembre, contre le rétablissement de la contrainte par corps;
- le 18 septembre, contre l'abolition de la peine de mort;
- le 7 octobre, pour l'amendement Grévy ;
- le 21 octobre, pour l'abolition du remplacement militaire;
- le 2 novembre, contre le droit au travail.

Absent le 25 novembre, il écrivit au Moniteur pour déclarer qu'il eût voté en faveur de l'ordre du jour de félicitations au général Cavaignac. Il combattit, après le 10 décembre, la politique de L.-N. Bonaparte, et se prononça:

- contre la proposition Rateau,
- pour l'amnistie,
- contre l'interdiction des clubs,
- pour l'abolition de l'impôt sur les boissons, etc.

Réélu le 5e sur 7, représentant de la Corrèze à l'Assemblée législative, par 34,888 voix (56,045 votants, 84,363 inscrits), il vota en toute circonstance avec la Montagne, contre la majorité de droite et contre le gouvernement présidentiel. Il protesta contre l'acte du 2 décembre 1851, et rentra dans la vie privée.