Pierre, Auguste Madesclaire

1803 - 1885

Informations générales
  • Né le 24 mars 1803 à Tulle (Corrèze - France)
  • Décédé le 20 décembre 1885 à Tulle (Corrèze - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Corrèze
Groupe
Extrême gauche
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Corrèze
Groupe
Extrême gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple en 1848 et en 1849, né à Tulle (Corrèze) le 22 mars 1803, mort à Tulle le 20 décembre 1885, fils d'un employé à la trésorerie, il entra dans le commerce et fonda une brasserie qui prospéra. Commandant de la garde nationale de Tulle sous Louis-Philippe, et conseiller municipal, il fit constamment partie de l'opposition radicale.

Le 23 avril 1848, il fut élu représentant de la Corrèze à l'Assemblée constituante, le 2e sur 8, par 25,183 voix. Il prit place à la Montagne, fit partie du comité de l'intérieur, et vota:

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- contre les poursuites contre L. Blanc et Caussidière,
- pour l'abolition de la peine de mort,
- pour l'impôt progressif,
- pour l'incompatibilité des fonctions,
- pour l'amendement Grévy,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- contre la proposition Rateau,
- contre l'expédition de Rome,
- pour la demande de mise en accusation du président et des ministres.

Très hostile à la politique de l'Elysée, et réélu, le 13 mai 1849, par le même département, à l'Assemblée législative, le 6e sur 7, avec 34,475 voix (56,045 votants, 84,363 inscrits), il combattit la loi du 31 mai et la révision de la Constitution, et essaya d'organiser la résistance contre le coup d'Etat du 2 décembre.

Après la guerre de 1870-1871, il tenta de nouveau la fortune électorale, mais il échoua, comme candidat républicain à l'Assemblée nationale, dans la Corrèze, le 8 février 1871, avec 12,157 voix sur 54,642 votants, et rentra dans la vie privée.


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