Sylvain Guizard

1806 - 1859

Informations générales
  • Né le 12 avril 1806 à Guéret (Creuse - France)
  • Décédé le 15 juin 1859 à Guéret (Creuse - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Creuse
Groupe
Républicain modéré
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Creuse
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple en 1848 et en 1849, né à Guéret (Creuse) le 12 avril 1806, mort à Guéret le 15 juin 1859, il fit sa médecine à Paris, se battit aux journées de 1830, fut décoré de juillet, montra beaucoup de courage et de dévouement pendant l'épidémie du choléra en 1832, puis alla se fixer dans sa ville natale.

Très estimé de ses concitoyens, ses sentiments républicains notoirement connus lui valurent d'être nommé, après la révolution de 1848, commissaire du gouvernement provisoire dans la Creuse, puis, le 23 avril, représentant de ce département à l'Assemblée constituante, le 2e sur 7, par 21,293 voix (49,820 votants). Il siégea parmi les républicains modérés, fit partie du comité de l'intérieur, et vota:

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- pour le décret sur les clubs,
- contre les poursuites contre L. Blanc et Caussidière,
- pour l'abolition de la peine de mort,
- contre l'impôt progressif,
- pour l'incompatibilité des fonctions,
- contre l'amendement Grévy,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- contre la proposition Rateau,
- contre l'expédition de Rome.

Réélu par le même département à la Législative, le 13 mai 1849, le 1er sur 6, par 19.848 voix (39,471 votants, 73,014 inscrits), il vota parfois avec la Montagne, fit partie de la minorité hostile au prince Louis-Napoléon, fut arrêté au 2 décembre, puis revint dans sa ville natale, où il se consacra à l'exercice de la médecine.

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