Hippolyte, Egalité Bajard

1793 - 1863

Informations générales
  • Né le 8 octobre 1793 à Saint-donat (Drôme - France)
  • Décédé le 25 janvier 1863 à Saint-donat (Drôme - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Drôme
Groupe
Gauche
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Drôme
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple aux Assemblées constituante et législative, né à Saint Donat (Drôme), le 8 octobre 1793, mort à Saint Donat, le 25 janvier 1863, il vint étudier la médecine à Paris, et se fit recevoir docteur en 1820, puis il alla exercer sa profession à Romans, en même temps qu'il s'occupait activement de politique. Lié avec les chefs du parti libéral et démocratique, il s'affilia à plusieurs sociétés secrètes, aux Carbonari, aux Droits de l'homme.

Il continua sous Louis-Philippe son opposition au Gouvernement, fut quelque temps président de la « Société républicaine » de Romans, et reçut enfin, en avril 1848, des électeurs de la Drôme, le mandat de représentant du peuple à la Constituante par 34 744 voix sur 76 005 votants et 92 501 inscrits. Nettement républicain, il vota presque toujours avec la gauche de l'Assemblée, sauf, le 2 septembre 1848, pour le maintien de l'état de siège, et le 25 septembre, pour l'impôt proportionnel contre l'impôt progressif. Il se prononça, d'ailleurs :

- contre les poursuites intentées à Louis Blanc et à Caussidière,
- contre le rétablissement de la contrainte par corps,
- pour l'amendement Grévy,
- pour la suppression de l'impôt du sel,
- contre la proposition Rateau,
- contre l'expédition de Rome,
- et pour l'amnistie des transportés.

Il est porté absent le 25 novembre 1848, jour du vote de l'ordre du jour de félicitations à Cavaignac.

Adversaire du prince président et de ses ministres, il refusa constamment son approbation à leurs actes, dans la Constituante comme dans la Législative, où 42 292 électeurs de son département le renommèrent, le 13 mai 1849. Il vota avec la minorité de gauche :

- le 20 octobre 1849, contre les crédits réclamés pour l'expédition romaine ;
- le 8 décembre, pour l'abolition de la peine de mort ;
- le 31 mai 1850, contre la nouvelle loi électorale portant restriction du suffrage universel ;
- le 6 juin, contre l'interdiction des clubs ;
- le 16 juillet, contre le cautionnement et l'impôt du timbre sur les écrits périodiques, etc.

Il protesta enfin contre le coup d'état de décembre 1851, qui l'éloigna de la vie politique.


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