Daniel, Marie, Hospice Rey

1802 - 1874

Informations générales
  • Né le 20 avril 1802 à Aurel (Drôme - France)
  • Décédé le 22 mars 1874 à Saillans (Drôme - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Drôme
Groupe
Gauche
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Drôme
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848 et en 1849, né à Aurel (Drôme) le 20 mai 1802, mort à Saillans (Drôme) le 22 mars 1874, il était propriétaire à Saillans, lorsqu'il fut nommé (1830) commandant de la garde nationale et (1836) maire de sa commune.

D'opinions démocratiques, il protesta comme maire (1841) contre la loi sur le recensement, et fut nommé en 1842 conseiller général de la Drôme où il siégea jusqu'en 1851.

Il adhéra à la République de 1848, et fut élu, le 23 avril, représentant de son département à l'Assemblée constituante, le 5e sur 8, par 34,673 voix (76,005 votants, 92,501 inscrits). Il siégea à gauche, fit partie du comité de l'instruction publique, et opina constamment avec les démocrates modérés :

- contre le rétablissement du cautionnement,
- contre les poursuites contre Caussidière,
- contre le rétablissement de la contrainte par corps,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- contre l'amendement Grévy,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- contre la proposition Rateau,
- contre l'interdiction des clubs,
- pour les crédits de l'expédition de Rome,
- pour l'amnistie des transportés.

Réélu à l'Assemblée législative, le 13 mai 1849, le 3e sur 7, par 42,904 voix (67,899 votants, 94,136 inscrits), il suivit la même ligne politique que précédemment, et se prononça avec la minorité républicaine, contre la loi du 31 mai sur le suffrage universel.

Il protesta contre le coup d'Etat du 2 décembre 1851, fut exilé, se réfugia en Belgique avec Mathieu de la Drôme, Charras, et autres, puis rentra en France et mourut à Saillans (Drôme), membre, depuis le 8 octobre 1871, et président du conseil général.