Alexandre, Joseph Legendre

1782 - 1861

Informations générales
  • Né le 10 novembre 1782 à Pont-audemer (Eure - France)
  • Décédé le 19 mai 1861 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 29 septembre 1829 au 16 mai 1830
Département
Eure
Groupe
Opposition libérale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 12 juillet 1830 au 31 mai 1831
Département
Eure
Groupe
Opposition libérale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Eure
Groupe
Opposition libérale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 mai 1837 au 3 octobre 1837
Département
Sarthe
Groupe
Opposition libérale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 24 septembre 1842 au 6 juillet 1846
Département
Eure
Groupe
Opposition libérale
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Eure
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1829 à 1834, en 1837, et de 1842 à 1846, représentant du peuple en 1848, né à Pont-Audemer (Eure) le 10 novembre 1782, mort à Paris le 19 mai 1861, il exerça d'abord la profession d'avocat.

Ami de Dupont de l'Eure, libéral et républicain, il fut élu, le 29 septembre 1829, député du 2e arrondissement électoral de l'Eure (Pont-Audemer), en remplacement de M. Le Voyer d'Argenson, démissionnaire, par 301 voix (333 votants, 526 inscrits), contre 25 à M. Le Pesant de Bois-Guilbert. Il siégea dans l'opposition libérale et signa l'adresse des 221.

Réélu, le 12 juillet 1830, par 367 voix (476 votants, 571 inscrits), contre 103 à M. Levasseur-Dumont, et, le 5 juillet 1831, par 277 voix (394 votants, 484 inscrits), contre 98 à M. Villemain, il soutint d'abord la monarchie de juillet, mais ne tarda pas à devenir son adversaire en raison de ses tendances réactionnaires. Combattu par le ministère, aux élections du 21 juin 1834, il échoua, dans son arrondissement, avec 153 voix contre 204 à l'élu ministériel, M. Hébert, et ne fut pas plus heureux, le 4 novembre 1837, avec 217 voix contre 263 au député sortant, M. Hébert; il avait bien été élu dans le 6e collège de la Sarthe (Mamers) le 21 mai précédent, en remplacement de M. Comte, décédé, par 120 voix (202 votants, 289 inscrits), contre 77 à M. Caillard d'Aillières, mais il échoua dans ce dernier collège comme à Pont-Audemer, le 4 novembre 1837, avec 116 voix contre 130 à l'élu, M. Caillard d'Aillières. Ses échecs se renouvelèrent à Pont-Audemer, le 2 mars 1839, avec 214 voix contre 267 à l'élu, M. Hébert, et, le 6 novembre 1841, avec 133 voix contre 360 au même M. Hébert.

Il rentra cependant au parlement le 24 septembre 1842, élu dans le 7e collage de l'Eure (Brionne), en remplacement de M. Dupont de l'Eure qui avait opté pour Evreux; la recommandation de Dupont put seule le faire triompher de la pression que le gouvernement exerça contre son élection. Non réélu en 1846, il prononça, en 1847, au banquet de Neubourg, un discours sur « la renaissance de l'esprit public parmi les électeurs », qui fit du bruit.

Aussi, lors des événements de février, fut-il nommé commissaire du gouvernement Provisoire dans le département de l'Eure; il exerça ces fonctions avec dévouement et modération, et fut élu, le 23 avril 1848, représentant de l'Eure à l'Assemblée constituante, le 3e sur 11, par 91,264 voix (99,709 votants). Il siégea à gauche, fit partie du comité de législation, et vota:

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- contre les poursuites contre L. Blanc (il s'abstint au sujet des poursuites contre Caussidière),
- pour l'abolition de la peine de mort,
- contre l'impôt progressif,
- pour l'amendement Grévy,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- contre la proposition Rateau,
- contre l'interdiction des clubs,
- contre l'expédition de Rome.

Non réélu à la Législative, il quitta la vie politique sans cesser de faire de l'opposition au gouvernement du prince Louis-napoléon, dans le conseil général de l'Eure dont il fit partie jusqu'au coup d'Etat.


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