Jules, Auguste Hovyn de Tranchère

1816 - 1898

Informations générales
  • Né le 18 avril 1816 à Bordeaux (Gironde - France)
  • Décédé le 7 décembre 1898 à Guîtres (Gironde - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Gironde
Groupe
Droite
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Gironde
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848 et en 1849, né à Bordeaux (Gironde) le 18 avril 1816, petit-fils d'un officier de marine guillotiné sous la Terreur, il faisait valoir les vastes propriétés qu'il possédait dans son département, et notamment dirigeait à Guitres, dont il était maire, l'exploitation d'un domaine important, lorsqu'il entra dans la vie politique.

Président du comice agricole, il publia quelques articles sur des matières économiques dans la presse bordelaise, et fut élu, le 23 avril 1848, à l'Assemblée constituante, par les conservateurs de la Gironde, le 10e sur 15, avec 62 861 voix (146 606 votants). M. de Tranchère siégea à droite, fut secrétaire du comité de l'agriculture et vota :
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- pour le rétablissement de la contrainte par corps,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- contre l'amendement Grévy,
- contre le droit au travail,
- pour la réduction de l'impôt du sel,
- contre l'amnistie,
- pour l'interdiction des clubs,
- pour l'expédition de Rome,
- pour l'abolition de l'impôt des boissons.

Réélu, le 13 mai 1849, représentant de la Gironde à la Législative, le 5e sur 13, par 72 337 voix 125 001 votants, 179 161 inscrits, il observa la même ligne de conduite que précédemment, vota :
- pour l'expédition de Rome,
- pour la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement,
- pour la loi restrictive du suffrage universel.

Il parut quelquefois à la tribune dans les débats sur des questions agricoles, et, vers la fin de la législature, se montra opposé à la politique particulière de l'Elysée. Adversaire du coup d'Etat, il fut du nombre des députés qui protestèrent, le 2 décembre 1851, à la mairie du Xe arrondissement.

Il se retira ensuite à Bordeaux, posa sans succès, le 29 février 1852, sa candidature indépendante au Corps législatif dans la 5e circonscription de la Gironde, où il n'obtint que 1 370 voix, contre 19 161 à l'élu officiel, M. David, et passa en Russie où il s'occupa de travaux publics et devint administrateur de la grande compagnie des chemins de fer russes.

Il avait été maire de Guitres (1848-1852) et conseiller général (1848-1851).

À la fin de son séjour en Russie, il entreprit l'analyse de curieux manuscrits historiques appartenant à la bibliothèque de Saint-Pétersbourg. Il a publié ainsi un nombre considérable de pièces inédites, lettres, mémoires, parmi lesquels ceux de Latude, documents sur la Bastille, relations d'ambassadeurs etc. ; sous le pseudonyme de Jules Mazerac, il a donné des travaux d'histoire locale :
- Histoire des bords de la Garonne (1885) ;
- Histoire de Guitres (1888).
Il a écrit encore :
- Les comédies de paravent (1864) ;
- Poésies de Jacques Béreau (1887), etc.

Une ordonnance royale du 12 janvier 1844 a autorisé M. Jules-Auguste Hovyn à ajouter à son nom patronymique celui de de Tranchère.


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