Hippolyte, Jean, Henri, François Le Graverend

1806 - 1870

Informations générales
  • Né le 7 avril 1806 à Rennes (Ille-et-Vilaine - France)
  • Décédé le 11 juin 1870 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 6 juillet 1846
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Gauche dynastique
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Gauche dynastique
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Centre

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1842 à 1848, représentant en 1848, né à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 7 avril 1806, mort à Paris le 11 juin 1870, fils du député Guillaume Le Graverend, il était avocat à la cour royale de Paris, lorsqu'il fut élu le 9 juillet 1842, député du 2e collège d'Ille-et-Vilaine (Rennes), par 190 voix (287 votants, 332 inscrits), contre 97 à M. Jollivet.

Il prit place dans le parti libéral, siégea à la gauche dynastique à côté de Boulay de la Meurthe, fut réélu, le 1er août 1846, par 164 voix (170 votants, 244 inscrits), et vota contre l'indemnité Pritchard, pour la proposition relative aux députés fonctionnaires, contre le cabinet Guizot.

Le 23 avril 1848, le département de l'Ille-et-Vilaine l'élut représentant à l'Assemblée constituante, le 1er sur 14, par 125,542 voix (132,609 votants, 152,985 inscrits). Il prit place au centre, fit partie du comité de législation, et vota presque toujours avec la majorité,

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- pour les poursuites contre Louis Blanc,
- contre les poursuites contre Caussidiére,
- contre l'amendement Grévy,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- pour la proposition Rateau,
- pour l'interdiction des clubs,
- pour l'expédition de Rome,
- contre la demande de mise en accusation du président et des ministres.

Il s'éleva cependant contre la politique de l'Elysée et, le 29 février 1852, posa sa candidature d'opposition au Corps législatif, dans la 1re circonscription d'Ille-et-Vilaine; mais il échoua avec 2,102 voix contre 7,932 à l'élu officiel, M. Pongérard, et 3,877 à M. de Kermarec, légitimiste et ancien représentant. Une nouvelle tentative, aux élections générales du 24 mai 1869, ne lui donna encore que 5,653 voix contre 23,302 au candidat officiel élu, M. de Piré.