Charles, François d'Andigné de la Chasse

1791 - 1879

Informations générales
  • Né le 6 janvier 1791 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 20 janvier 1879 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Ille-et-Vilaine
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 6 juillet 1846
Département
Ille-et-Vilaine
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Ille-et-Vilaine
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Ille-et-Vilaine
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Ille-et-Vilaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de Montfort (Ille-et-Vilaine) de 1839 à 1848, représentant d'Ille-et-Vilaine en 1848 et 1849, né à Paris, le 6 janvier 1791, mort à Paris, le 20 janvier 1879, d'une branche de la famille d'Andigné établie en Bretagne, il était officier de cavalerie en 1830, et donna sa démission à la révolution de Juillet. Conseiller général d'Ille-et-Vilaine, il fut élu député par le collège de Montfort :
- une première fois, le 2 mars 1839,
- une seconde fois, le 9 juillet 1842, par 99 voix sur 187 votants et 202 inscrits, contre M. Gaillard de Kerbertin, candidat centre gauche, qui réunit 87 voix,
- une troisième fois, le 1er août 1846, par 117 voix sur 218 votants et 231 inscrits contre M. Samailler qui n'eut que 100 voix.

Il vota en général avec la droite, contre la politique ministérielle, notamment contre l'indemnité Pritchard et en faveur des députés fonctionnaires.
Elu représentant du peuple par l'Ille-et-Vilaine, aux élections générales du 23 avril 1848, au scrutin de liste, le 11e sur 14, par 77 999 voix sur 132 609 votants et 152,985 inscrits, il fut encore réélu le 13 mai 1849, le 4e sur 12, par 75 847 voix sur 106 407 votants et 154 958 inscrits.

Il vota, avec la droite :
- le 7 juin 1848, pour la loi contre les attroupements ;
- le 28 juillet, pour la suppression des clubs ;
- le 31 juillet, pour l'ordre du jour motivé contre la proposition Proudhon ;
- le 9 août, pour le rétablissement du cautionnement des journaux ;
- le 25 août, pour les poursuites contre Louis Blanc ;
- le 1er septembre, pour le rétablissement de la contrainte par corps ;
- le 2 septembre, pour le maintien de l'état de siège pendant la discussion de la Constitution ;
- le 8 septembre, contre le décret du 2 mars sur les heures de travail ;
- le 18 septembre, contre l'abolition de la peine de mort (amendement Buvignier) ;
- le 27 septembre, pour l'impôt proportionnel préféré à l'impôt progressif ;
- le 27 septembre, pour la proposition des deux Chambres (amendement Duvergier de Hauranne) ;
- le 4 octobre, contre l'incompatibilité des fonctions (amendement Boussi) ;
- le 7 octobre, contre la suppression de la présidence de la République (amendement Grévy) ;
- le 21 octobre, pour le remplacement militaire (contre l'amendement Deville) ;
- le 23 octobre, contre la sanction de la Constitution par le peuple (amendement Puységur) ;
- le 2 novembre, contre le droit au travail ;
- le 4 novembre, pour le vote sur l'ensemble de la Constitution ;
- le 30 novembre, pour l'expédition romaine (ordre du jour Tréveneuc) ;
- le 27 décembre, avec la gauche, pour la suppression complète de l'impôt du sel ;
- le 22 janvier 1849, avec la droite, pour le renvoi des accusés du 15 mai devant la Haute Cour de justice ;
- le 12 mars, pour l'augmentation mensuelle de 50 000 francs du traitement du président de la République ;
- le 21 mars, pour l'interdiction des clubs ;
- le 2 mai, contre l'amnistie en faveur des transportés.
Pendant la législature de 1849 à 1851, il combattit vivement la politique de Louis-Napoléon, vota pour la proposition des questeurs, qui donnait au président de l'Assemblée le droit de requérir directement la force armée, et, le 2 décembre 1851, protesta contre la dissolution de l'Assemblée.

M. d'Andigné de la Chasse renonça à la politique, au rétablissement de l'Empire ; il était chevalier de la Légion d'honneur du 27 janvier 1815.


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