Alphonse, Pierre, Louis Fleury

1809 - 1877

Informations générales
  • Né le 1er septembre 1809 à La châtre (Indre - France)
  • Décédé le 20 août 1877 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Indre

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple à l’Assemblée constituante de 1848, né à la Châtre (Indre) le 1er septembre 1809, mort à Paris le 20 août 1877, il fit ses études de droit et s'établit comme avoué à la Châtre. Il y exerça ensuite la profession d'avocat, puis celle de banquier.

D'opinions démocratiques, il fit sous Louis-Philippe une active propagande en faveur des idées radicales, applaudit à la révolution de février, devint commissaire du gouvernement provisoire dans l'Indre, et, le 23 avril 1848, fut élu représentant du peuple à l'Assemblée constituante, le 6e sur 7, par 28,060 voix (60,569 votants, 71,004 inscrits). Il siégea à gauche, fit partie du comité de l'intérieur, et vota:

- contre le rétablissement du cautionnement,
- contre les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- contre le rétablissement de la contrainte par corps,
- pour l'abolition de la peine de mort,
- pour l'amendement Grévy,
- pour l'abolition du remplacement militaire,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- pour L'ordre du jour portant que « le général Cavaignac a bien mérité de la patrie ».

Adversaire déclaré du gouvernement de L.-N. Bonaparte, il soutint la demande de mise en accusation présentée contre le président à l'occasion de l'expédition de Rome et se prononça encore:

- contre la proposition Rateau,
- pour l'amnistie,
- contre l'interdiction des clubs, etc.

M. Fleury ne fut pas réélu à la Législative, mais il continua, dans le conseil général de l'Indre dont il faisait partie, d'affirmer son attachement aux principes républicains. Lors du coup d'Etat de 1851, il fut arrêté, puis compris dans un décret d'expulsion.

Après le 4 septembre 1870, M. Fleury remplit, jusqu'au 20 mars 1871, les fonctions de préfet de la Loire-inférieure. Il fut porté dans l'Indre aux élections du 8 février sur une liste républicaine de candidats à l'Assemblée nationale, mais il n'obtint que 8,358 voix sur 58,022 inscrits.