César, Joseph Bacot

1787 - 1870

Informations générales
  • Né le 4 août 1787 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 20 avril 1870 à La croix (Indre-et-Loire - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 12 juillet 1830 au 31 mai 1831
Département
Indre-et-Loire
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Indre-et-Loire
Groupe
Opposition dynastique
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Indre-et-Loire
Groupe
Opposition dynastique
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Indre-et-Loire
Groupe
Opposition dynastique
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Indre-et-Loire
Groupe
Opposition dynastique
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 6 juillet 1846
Département
Indre-et-Loire
Groupe
Opposition dynastique
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Indre-et-Loire
Groupe
Opposition dynastique
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 6 novembre 1848
Département
Indre-et-Loire
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1830 à 1848 et représentant du peuple à l'Assemblée constituante de 1848, né à Paris, le 4 août 1787, mort à la Croix (Indre-et-Loire), le 20 avril 1870.

Ses études militaires terminées à l'école de Fontainebleau, il fit les campagnes d'Allemagne, de Russie, de Saxe et de France, fut blessé à la Moskowa et à Leipsig, et devint (1814) chef de bataillon dans la garde. Le retour des Bourbons le laissa sans emploi. Réintégré dans son grade pendant les Cent Jours, il réussit, comme commandant maritime des arrondissements de Dieppe et d'Abbeville, à s'opposer au projet du duc de Castries, qui s'efforçait de conserver au roi la place de Dieppe.

Mais la seconde Restauration le fit rentrer encore une fois dans la retraite ; mis à la demi-solde, il vécut obscurément à Tours, jusqu'au mois de juillet 1830, date de sa première élection comme député par le collège de cette ville. Successivement réélu pendant tout le règne de Louis-Philippe, les 5 juillet 1831, 21 juin 1834, 4 novembre 1837, 2 mars 1839, 9 juillet 1842 et 1er août 1846, et cette dernière fois avec 340 voix contre deux concurrents, dont l'un, M. Richemont, obtint 255 voix, il siégea dans l'opposition constitutionnelle sur les bancs opposés à ceux qu'avait longtemps occupés son frère, Bacot de Romand (V. ce nom), et vota avec les conservateurs « libéraux », le plus souvent même avec la gauche, contre l'indemnité Pritchard, pour la proposition concernant les députés fonctionnaires, etc.

Il était retraité, depuis le 29 avril 1834, avec le grade de lieutenant-colonel. Ce fut lui qui parvint à obtenir du gouvernement la communication annuelle des documents statistiques propres à faire connaître notre situation commerciale en Algérie. Il fut aussi l'auteur d'une proposition de réduction de 100,000 francs sur les constructions d'établissements militaires. Il était intervenu avec une certaine vivacité dans la discussion relative à la liste des nouveaux pairs choisis par Casimir Périer en 1831; il parla encore sur les droits des officiers et des légionnaires créés à l'époque des Cent Jours et, dans la session de 1840, attaqua les crédits complémentaires et extraordinaires présentés par le gouvernement.

Après la révolution de février, les électeurs du département d'Indre-et-Loire le nommèrent, le 23 avril 1848, le 3e sur 8, avec 62,175 voix, représentant du peuple à l'Assemblée constituante. Mais il y marqua peu et n'y siégea pas longtemps, ayant remis sa démission le 6 novembre 1848. Jusque là, il avait voté avec la droite :

- pour le rétablissement du cautionnement,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- pour le rétablissement de la contrainte par corps,
- pour l'impôt proportionnel,
- contre l'abolition de la peine de mort
- et contre le droit au travail.

Il resta, dans ses dernières années, étranger à la politique. César Bacot était officier de la Légion d'honneur.