Joseph, Antoine Ronjat

1790 - 1857

Informations générales
  • Né le 10 juillet 1790 à Vienne (Isère - France)
  • Décédé le 21 décembre 1857 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Isère
Groupe
Gauche
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Isère
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848 et en 1849, né à Saint-Marcel (Isère) le 10 juillet 1790, mort à Paris le 21 décembre 1837, il fut d'abord employé comme géomètre au cadastre, termina ses études classiques, fit son droit à Grenoble, se fit inscrire au barreau de Vienne (1816), et, s'étant engagé lors de l'invasion en 1814 et en 1815, devint capitaine dans la garde mobilisée.

Affilié à la Charbonnerie, et président de la vente de Vienne, il fit de l'opposition au gouvernement des Bourbons, fut nommé juge de paix de l'un des cantons de Vienne à la révolution de 1830, fut révoqué moins de deux ans après pour cause d'indépendance, fut impliqué dans le procès d'avril 1834, et fut élu, le 23 avril 1848, représentant de l'Isère à l'Assemblée constituante, le 14e sur 15, par 78,858 voix (136,486 votants, 159,723 inscrits).

M. Ronjat prit place à gauche, fit partie du comité de l'agriculture et vota:

- contre le rétablissement du cautionnement,
- contre les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- contre le rétablissement de la contrainte par corps,
- pour l'abolition de la peine de mort,
- pour l'amendement Grévy,
- pour le droit au travail,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- contre la proposition Rateau,
- pour l'amnistie,
- contre les crédits de l'expédition romaine,
- pour la mise en accusation du président et de ses ministres.

Réélu, le 13 mai 1849, représentant du même département à l'Assemblée législative, le 10e sur 12, par 66,522 voix (105,869 votants, 160, 450 inscrits), il siégea à la Montagne et opina constamment avec la minorité démocratique : contre l'expédition romaine, pour la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, pour la loi du 31 mai sur le suffrage universel. Il combattit la politique de l'Elysée, protesta contre le coup d'Etat, et rentra dans la vie privée en 1851.

Bâtonnier de l'ordre des avocats de Vienne de 1838 à 1845, et conseiller municipal de Vienne jusqu'en 1848.