Joseph, François Repellin

1797 - 1858

Informations générales
  • Né le 8 février 1797 à Moirans (Isère - France)
  • Décédé le 6 mars 1858 à Moirans (Isère - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Isère
Groupe
Gauche modérée
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Isère
Groupe
Gauche modérée

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848 et en 1849, né à Moirans (Isère) le 8 février 1797, mort à Moirans le 10 mars 1858, d'une famille de négociants, il étudia le droit et fut reçu avocat.

D'opinions républicaines, il fit une opposition active au gouvernement de Louis-Philippe, collabora au Patriote des Alpes, appuya (1847) la campagne des banquets réformistes, et, conseiller municipal de Grenoble, fut nommé, après le 24 février 1848, commissaire du gouvernement dans les départements des Bouches-du-Rhône, du Var, de Vaucluse et des Basses-Alpes.

Elu (23 avril) représentant de l'Isère à l'Assemblée constituante, le 12e sur 15, par 81,946 voix (136,486 votants, 159,723 inscrits), M. Repellin siégea dans les rangs de la gauche modérée, fit partie du comité de l'administration, et vota :

- contre le rétablissement du cautionnement et de la contrainte par corps,
- contre les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- contre l'amendement Grévy.

Il s'abstint sur la question du droit au travail, ainsi que ses collègues Saint-Romme, Bertholon et Crépu, du même département, et se prononça encore:

- pour l'ensemble de la Constitution,
- pour l'ordre du jour en l'honneur de Cavaignac,
- contre la proposition Rateau,
- pour l'amnistie,
- contre l'interdiction des clubs,
- contre les crédits de l'expédition romaine, au sujet de laquelle il déposa un ordre du jour qui fut repoussé (30 novembre 1848),
- pour l'abolition de l'impôt des boissons.

Réélu représentant de l'Isère à l'Assemblée législative, le 13 mai 1849, le 3e sur 12, par 71,713 voix (105,869 votants, 160,450 inscrits), M. Repellin, qui s'était toujours montré hostile à la politique du prince L.-Napoléon, fit partie de la minorité démocratique, combattit l'expédition de Rome, la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, la loi restrictive du suffrage universel, et rentra dans la vie privée au coup d'Etat de 1851.


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