Alfred, Ferdinand Borriglione

1841 - 1902

Informations générales
  • Né le 17 février 1841 à Nice (Alpes-Maritimes - France)
  • Décédé le 29 août 1902 à Sospel (Alpes-Maritimes - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Alpes-Maritimes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Alpes-Maritimes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Alpes-Maritimes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Alpes-Maritimes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 20 mars 1890
Département
Alpes-Maritimes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 25 mai 1890 au 14 octobre 1893
Département
Alpes-Maritimes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 15 janvier 1894
Département
Alpes-Maritimes

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 7 janvier 1894 au 29 août 1902

Biographies

Député de 1876 à 1889, né à Nice (Alpes-Maritimes), le 17 février 1841, il exerça pendant plusieurs années à Nice la profession d'avocat.

Il se fit remarquer par des tendances séparatistes qui lui furent souvent reprochées depuis. Elles influèrent certainement sur l'insuccès de sa candidature aux élections du 8 février 1871 : M. Borriglione ne réunit alors que 12 464 voix contre 13 362 obtenues par le dernier élu de la liste, M. Marc Dufraisse.

À l'élection complémentaire du 2 juillet de la même année, il échoua une seconde fois, avec 10 251 voix contre 13 579 à M. Henri Lefèvre.

Rallié bientôt à la « République définitivement fondée, » il renonça publiquement à ses idées séparatistes dans une note qu'insérèrent les journaux de Nice, et donna un premier gage de sa conversion en soutenant la candidature au Sénat de M. Joseph Garnier ; puis il fut élu lui-même, le 20 février 1876, député de la 1re circonscription de Nice, par 5 317 voix (5 672 votants, 12 657 inscrits). Il n'avait pas eu de concurrent. M. Borriglione siégea au centre gauche et fut des 363.

Réélu comme tel, et d'ailleurs sans concurrent, le 14 octobre 1877, par 7 443 voix (7 814 votants, 13 124 inscrits), il vota avec la majorité de gauche :
- 20 janvier 1879, pour l'ordre du jour de confiance au ministère Dufaure ;
- 30 janvier, (au Congrès) pour l'élection de M. Jules Grévy à la présidence de la République.

Il se prononça encore contre l'amnistie plénière, pour l'article 7 et pour l'application des lois existantes aux congrégations.

Réélu le 21 août 1881 avec 8 096 voix sur 8 413 votants, il donna son suffrage à la politique opportuniste, vota pour les ministères Gambetta et Ferry et approuva les crédits du Tonkin.

Les élections du 4 octobre 1885 ont maintenu M. Borriglione à la Chambre des députés : il a passé en effet, le 1er sur 3, avec 20 999 voix sur 38 488 votants et 58 085 inscrits. Dans cette législature 1885-1889 il a voté avec la gauche et, notamment dans la dernière session :

- pour le rétablissement du scrutin uninominal (11 février 1889),
- contre l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger (4 avril).


Né le 17 février 1841 à Nice (Alpes-Maritimes), mort le 29 août 1902 à Sospel (Alpes-Maritimes).

Député des Alpes-Maritimes de 1876 à 1889, de 1889 à 1890, et de 1890 à 1894.

Sénateur des Alpes-Maritimes de 1894 à 1902.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. 1, p. 401).

Il fut réélu aux élections générales du 22 septembre 1889, au premier tour de scrutin, sans concurrent, par 9.167 voix sur 9.503 votants. Mais il démissionna le 20 mars 1890 pour protester contre l'invalidation de M. Bischoffsheim, député de la 1re circonscription de Nice. Il se représenta au siège laissé vacant par ce dernier, le 30 mars 1890, et fut battu par M. Raiberti. Mais le 25 mai suivant il fut réélu en remplacement de lui-même dans la 2e circonscription de Nice, au premier tour de scrutin, par 9.189 voix, son unique concurrent, M. Asso, n'obtenant que 19 suffrages. Membre de diverses commissions il participa à plusieurs débats, notamment sur: l'établissement du tarif général des douanes (1891); la loi sur la presse ; le budget de l'exercice 1893 - régime des boissons - (1892).

Réélu aux élections générales du 20 août 1893, au premier tour de scrutin, par 9.962 voix, sans concurrent, il devait être élu sénateur des Alpes-Maritimes au renouvellement du 7 janvier 1894, au premier tour de scrutin, par 355 voix sur 392 votants, et donner sa démission de député le 15 janvier 1894.

Siégeant à la gauche républicaine et membre de plusieurs commissions, il fut en 1900 chargé de rapporter sa proposition de loi ayant pour objet de préserver de la destruction, les oliviers de plusieurs départements. Et à la séance de rentrée du 14 octobre 1902, le Président Armand Fallières annonçait son décès au Sénat et prononçait son éloge funèbre. Après avoir retracé la carrière du disparu : « Dans l'ordre de nos rapports quotidiens, déclara-t-il, M. Borriglione était un collègue irréprochable. Personne ne poussait plus loin que lui la déférence ou la courtoisie, et l'on sentait que sa politique, qui n'avait rien d'emprunté, était le fruit, sans doute, d'une éducation distinguée, mais qu'elle prenait aussi sa source dans l'estime qu'il avait pour autrui et dans les qualités élevées de son cœur.»

Il était mort le 29 août précédent à Sospel (Alpes-Maritimes) à 61 ans.