Jean, Hubert Houel

1802 - 1889

Informations générales
  • Né le 4 avril 1802 à Deycimont (Vosges - France)
  • Décédé le 20 octobre 1889 à Saint-dié (Vosges - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Vosges
Groupe
Républicain modéré
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Vosges
Groupe
Républicain modéré

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple en 1848 et en 1849, né à Deycimont (Vosges) le 4 avril 1802, d'une famille de cultivateurs, il fut destiné d'abord à l'enseignement et admis à l'Ecole normale; sorti de cet établissement à son licenciement (1822), il préféra l'étude du droit, se fit recevoir avocat et s'établit comme notaire à Saint-Dié. Après avoir exercé cette profession pendant dix ans (de 1827 à 1837), il se fit inscrire au barreau de Saint-Dié, fit partie du conseil d'arrondissement (1842) et adhéra timidement en 1848 à la République.

Il fut élu, le 23 avril, le 8e sur 11, par 58 194 voix (85 950 votants, 106 755 inscrits) représentant des Vosges à l'Assemblée constituante. M. Houël fit partie du comité de l'instruction publique, et vota avec la fraction la plus conservatrice du parti républicain :
- pour le rétablissement du cautionnement,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- pour le rétablissement de la contrainte par corps
- contre l'amendement Grévy,
- contre le droit au travail,
- pour l'ordre du jour en l'honneur de Cavaignac,
- contre l'amnistie,
- contre l'interdiction des clubs,
- pour l'expédition romaine.

Son opposition extrêmement modérée au gouvernement de Louis-Napoléon Bonaparte paraît s'être bornée à opiner, le 12 mars 1849, contre l'augmentation de 50.000 francs par mois demandée pour le traitement du président de la République ; il soutint le ministère Odilon Barrot.

Réélu à la Législative par le même département, le 13 mai 1849, le 2e sur 9, avec 35 272 voix (71 000 votants, 116 982 inscrits), il conforma ses opinions et ses votes à ceux du groupe dont Dufaure était l'inspirateur, protesta à la mairie du 10e arrondissement contre le coup d'Etat de décembre, et rentra dans la vie privée, après quelques jours de détention.

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