Armand, Jean, Antoine, Henri Bory

1844 - 1931

Informations générales
  • Né le 8 juillet 1844 à Allanche (Cantal - France)
  • Décédé le 20 mai 1931 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 4 janvier 1891 au 14 octobre 1893
Département
Cantal
Groupe
Gauche démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Cantal
Groupe
Gauche démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 8 mai 1910 au 31 mai 1914
Département
Cantal
Groupe
Gauche démocratique

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 8 juillet 1844 à Allanche (Cantal), mort le 20 mai 1931 à Paris (9e).

Député du Cantal de 1891 à 1898 et de 1910 à 1914.

Fils d'un avoué de Saint-Flour, Armand Bory fit ses études au lycée et son droit à la Faculté de Clermont Ferrand. Il fut tour à tour avocat, juge suppléant à Moissac, président du tribunal civil d'Alais, puis en 1889 président du tribunal civil de Nîmes, charge qu'il devait abandonner pour se présenter à l'élection partielle du 4 janvier 1891, dans le Cantal, le député de la circonscription de Saint-Flour, Mary Raynaud, ayant dû donner sa démission pour banqueroute frauduleuse. Armand Bory fut élu par 6.353 voix contre 3.466 à son concurrent le plus favorisé, M. Andrieux.

Inscrit au groupe de la gauche démocratique et membre des commissions de la législation fiscale et de la réforme judiciaire, il devait se préoccuper de préférence des questions administratives et des réformes qu'il estimait nécessaires dans ce domaine. Il fit également partie de la Commission d'enquête sur l'affaire de Panama.

Réélu sans concurrent au premier tour de scrutin des élections législatives du 20 août 1893, par 7.288 voix sur 8.064 votants, il prenait part peu après au débat sur l'administration financière de la banque d'Algérie.

Battu en 1898 par le radical Pierre Hugon, il réintégrait la magistrature et devenait peu de temps après président de Chambre à la Cour d'appel d'Amiens. Il fit à nouveau acte de candidature aux élections législatives des 24 avril et _ mai 1910 et reprit de haute lutte le siège de Saint Flour à son rival, Pierre Hugon, au deuxième tour de scrutin, par 6.345 voix, contre 5,785. Dans sa profession de foi, il s'élevait notamment contre les « candidatures officielles qui s'étalent au grand jour dans nos arrondissements ». Il s'en prenait ainsi aux préfets, sous-préfets et fonctionnaires, qui, « malgré la déclaration de M. Aristide Briand, président du Conseil, malgré ses ordres formels, luttent pour leurs candidats et veulent nous conduire comme un troupeau docile ». « Promesses, menaces, démarches, discours, rien n'est épargné pour corrompre le suffrage universel », ajoutait-il en réclamant la réforme du système administratif et électoral. Elu sur ce programme républicain démocrate, il reprit pour quatre ans ses activités parlementaires dans les mêmes commissions. En 1914, il se retirait toutefois de la lutte électorale et laissait son ancien concurrent reprendre le siège de Saint Flour. Armand Bory, qui fut conseiller général du canton d'Allanche de 1880 à 1925, ne cessa de se préoccuper des intérêts de son département, dont il présidait l'office régional agricole. Il était également vice-président de l'office régional du Plateau central et membre du conseil supérieur de l'agriculture.

Ayant pris sa retraite (il avait été nommé président honoraire à la Cour d'appel d'Amiens), il publia notamment un ouvrage consacré à l'impôt sur le revenu et à son application dans le Cantal.

Il mourut le 20 mai 1931 à Paris, à 87 ans.