Bertrand, Marie Faure-d'Ère

1787 - 1852

Informations générales
  • Né le 4 novembre 1787 à Bouillac (Tarn-et-Garonne - France)
  • Décédé le 20 octobre 1852 à Bouillac (Tarn-et-Garonne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Tarn-et-Garonne
Groupe
Opposition dynastique
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Tarn-et-Garonne
Groupe
Tiers-parti
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Tarn-et-Garonne
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Tarn-et-Garonne
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1831 à 1837, de 1839 à 1842, représentant en 1848, né à Bouillac (Tarn-et-Garonne) le 4 novembre 1787, mort à Bouillac le 20 octobre 1852, il étudia au collège de Sorèze et se destina à l'Ecole polytechnique; mais, sur les ordres de son père, il entra à la faculté de droit de Toulouse.

Reçu avocat en 1810, il fut nommé, par décret du 15 novembre 1811, conseiller auditeur à la cour impériale de Toulouse, et exerça ces fonctions jusqu'en 1816, époque à laquelle il fut destitué. Pendant les Cent-Jours, il avait été désigné par le grand-juge, ministre de la Justice, en sa qualité de conseiller-auditeur, pour aller présider par intérim le tribunal de première instance de Moissac, dont le titulaire, Delbrel, venait d'être nommé membre de la Chambre des représentants. Peu de jours avant Waterloo, Faure-d'Ere fut nommé substitut du procureur général à la cour de Toulouse; mais des émeutes royalistes le retinrent à Moissac jusqu'au 12 juillet, et il ne put être installé dans sa place de substitut.

Après sa seconde destitution, il se retira à la campagne, dans son département d'origine, et, jusqu'en 1828, s'occupa exclusivement d'agriculture. A cette époque, il accepta du ministère Martignac les fonctions de juge au tribunal civil de Montauban. Partisan de la révolution de juillet, il fut nommé, par Dupont (de l'Eure), conseiller à la cour de Toulouse, et bientôt (5 juillet 1831) alla représenter à la Chambre des députés, avec 213 voix sur 386 votants et 609 inscrits, contre 172 à M. de Saget, le 3e collège électoral de Tarn-et-Garonne (Castel-Sarrazin). Il vota avec la fraction la plus modérée de l'opposition dynastique, et signa le compte rendu de 1832.

Réélu député, le 21 juin 1834, par 259 voix (420 votants, 597 inscrits), contre 156 voix à M. Dugabé, il se prononça contre les lois de septembre 1835, contre la loi de disjonction, etc., puis s'associa aux manifestations et aux votes du tiers-parti contre les « doctrinaires ». Aux élections de 1837, il échoua avec 234 voix contre 278 à l'élu, M. de Saget. Mais il reparut à la Chambre, le 2 mars 1839, et, jusqu'à la fin de la législature, opina le plus souvent avec le centre gauche.

Après la révolution de février, M. Faure-D'Ere, revenu à des opinions purement conservatrices, appartint à la droite de l'Assemblée constituante, où l'envoya siéger, le 2e sur 6, par 32,614 voix (60,142 votants, 74,168 inscrits), le département de Tarn-et-Garonne. Il vota :

- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- pour le rétablissement de la contrainte par corps,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- contre l'amendement Grévy,
- contre le droit au travail,
- contre l'amnistie,
- pour l'interdiction des clubs, etc.

Il ne se mit pas sur les rangs pour l'Assemblée législative.