Michel, André Delbrel

1803 - 1853

Informations générales
  • Né le 19 décembre 1803 à Moissac (Tarn-et-Garonne - France)
  • Décédé le 19 février 1853 à Moissac (Tarn-et-Garonne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Tarn-et-Garonne
Groupe
Cavaignac
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Tarn-et-Garonne
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple aux Assemblées constituante et législatives de 1848-1849, fils du conventionnel Pierre Delbrel, né à Moissac (Tarn-et-Garonne), le 19 décembre 1803, mort à Moissac, le 19 février 1853, il se fit recevoir docteur-médecin à la faculté de Montpellier en 1825, et vint exercer la médecine à Moissac.

Le 23 avril 1848, il fut élu représentant de Tarn-et-Garonne à l'Assemblée constituante, le 6e et dernier, par 19,888 voix sur 60,142 votants et 74,168 inscrits. Il siégea parmi les partisans du général Cavaignac, fit, à la fin de la session, une assez vive opposition à la politique du prince L.-N. Bonaparte, et vota :

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- contre les attroupements,
- pour le décret contre les clubs,
- contre la proposition Proudhon,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière (affaire du 15 mai),
- contre les poursuites contre Caussidière (affaire du 23 juin),
- contre l'abolition de la peine de mort,
- contre l'impôt progressif,
- contre l'amendement Grévy sur la présidence,
- pour l'ordre du jour en faveur du général Cavaignac,
- pour l'expédition de Rome,
- pour la réduction de l'impôt du sel,
- contre la proposition Rateau,
- pour le renvoi des accusés du 15 mai devant la haute cour,
- contre l'amnistie générale,
- contre l'interdiction des clubs,
- pour l'amnistie des transportés,
- pour la mise en accusation du président et de ses ministres,
- pour l'abolition de l'impôt des boissons.

Réélu par son département à l'Assemblée législative, le 13 mai 1849, le 4e sur 5, par 20,209 voix sur 51,955 votants et 75,233 inscrits, il continua son opposition à la politique de l'Elysée, vota contre la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, contre la loi du 31 mai 1850 restrictive du suffrage universel, et quitta la vie politique au coup d'Etat de décembre 1851.