Philippe Rey

1793 - 1860

Informations générales
  • Né le 9 juillet 1793 à La bastide (Tarn - France)
  • Décédé le 16 novembre 1860 à Lagord (Charente-Maritime - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Tarn
Groupe
Républicain modéré
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Tarn
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848 et en 1849, né à La Bastide-Rouairoux (Tarn) le 9 juillet 1793, mort près de La Rochelle au château de Huré, commune de Lagord (Charente-Inférieure) le 16 novembre 1860, il entra à l'Ecole de Saint-Cyr, prit part aux dernières campagnes de l'Empire, et fut nommé en 1813 adjudant-major.

Mis en demi-solde à la Restauration, il reprit du service aux Cent-Jours, se battit à Waterloo, fut remis en non-activité à la seconde Restauration, et fut réintégré dans son grade en 1823, lors de l'expédition d'Espagne, où il fut mis à l'ordre du jour sur les 17e, 27e et 34e bulletins, et proposé pour le grade de chef de bataillon. Mais ses opinions libérales nuisirent à son avancement. Il n'obtint le grade de chef de bataillon qu'après la révolution de 1830, et fut promu, quelques années après, colonel du 60e de ligne.

Resté fidèle aux idées démocratiques, il acclama un des premiers la République en février 1848, et fut élu, le 23 avril, représentant du Tarn à l'Assemblée constituante, le 7e sur 9, par 40,884 voix (90,456 votants). Il appartint au comité de la guerre, fut promu général de brigade le 12 juin 1848, et vota le plus souvent avec la portion la plus modérée du parti républicain :

- contre le rétablissement du cautionnement,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- pour l'amendement Grévy,
- pour l'ordre du jour en l'honneur de Cavaignac,
- contre l'interdiction des clubs,
- contre les crédits de l'expédition romaine,
- pour l'amnistie des transportés.

Nommé général de brigade le 12 juin 1848, il fut réélu, le 13 mai 1849, représentant du Tarn à l'Assemblée législative, le 5e sur 8, par 46,345 voix (79,583 votants, 107,875 inscrits); il reprit sa place à gauche, vota avec la minorité :

- contre le siège de Rome,
- contre la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement,
- contre la loi restrictive du suffrage universel,

combattit vivement la politique de L.-N. Bonaparte, protesta contre le coup d'Etat du 2 décembre 1851, et fut admis alors dans la section de réserve. Officier de la Légion d'honneur (août 1832).

Date de mise à jour: juin 2016


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