Laurent, Horace Bertrand

1795 - 1861

Informations générales
  • Né le 8 septembre 1795 à Vermanton (Yonne - France)
  • Décédé le 6 novembre 1861 à Fontainebleau (Seine-et-Marne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Yonne
Groupe
Bonapartiste
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
Ire législature
Mandat
Du 29 février 1852 au 29 mai 1857
Département
Yonne
Groupe
Majorité dynastique

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple à l’Assemblée législative de 1849, député au Corps législatif de 1852 à 1857, né à Vermanton (Yonne), le 8 septembre 1795, mort à Fontainebleau (Seine-et-Marne), le 6 novembre 1861, il gagna dans le commerce une fortune considérable.

Il passait pour libéral dans son pays, sous le règne de Louis-Philippe; ce fut pourtant avec les suffrages des conservateurs (36,342 voix sur 80,826 votants et 111,917 inscrits) qu'il fut, le 13 mai 1849, élu représentant de l'Yonne à l'Assemblée législative.

Il y soutint la politique de l'Elysée, et, après le coup d'Etat présidentiel, redevint (29 février 1852) député de la 2e circonscription de l'Yonne, avec 18,559 voix sur 24,874 votants et 35,016 inscrits. Son concurrent, M Thénard, n'obtint que 4,759 suffrages.

« M. Bertrand » écrivit alors l'auteur des Profils critiques et biographiques des Sénateurs, Conseillers d'Etat et députés, « était autrefois un libéral, mais il porte fort légèrement ce souvenir; à tout péché miséricorde. Négociant habile autant qu'heureux, il possède la moitié de Paris, disent dans leur naïve exagération les bons Senonais, qui n'ont pas cru pouvoir, plus aujourd'hui qu'en 1849, refuser leurs voix à un homme qui est propriétaire de la moitié de Paris. La vérité est que le passage Vendôme est à M. Bertrand, ainsi qu'une partie des maisons du boulevard du Temple. C est assez dire qu'il déteste l'émeute qui détériore les maisons, et la révolution de Février, qui mit des drapeaux noirs chez les propriétaires n'ayant pas fait remise du terme. Il votera contre tout ce qui pourrait lui rappeler ses rêves désagréables de 1848. »

Les votes de M. Bertrand furent en effet constamment d'accord avec ceux de la majorité dynastique, jusqu'au jour (22 juin 1857) où il échoua dans sa circonscription avec 11,029 voix contre le candidat de l'opposition, M. Léopold Javal, élu par 14,089 suffrages.


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