Statut, missions et carrière

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STATUT

Pour son fonctionnement quotidien et pour l’accomplissement de ses missions, l’Assemblée nationale dispose de personnels permanents, soumis à un statut autonome et recrutés exclusivement par concours. Leur statut est déterminé par le Bureau de l’Assemblée nationale (article 8 de l’ordonnance n° 58-1100 du 17 novembre 1958). L’article 18 du Règlement de l’Assemblée nationale précise par ailleurs qu’est « interdite la collaboration de caractère permanent de tout fonctionnaire relevant d’une administration extérieure », ce qui exclut pour celui-ci toute forme de détachement dans les services de l’Assemblée nationale.

Les agents de l’Assemblée appartiennent à une catégorie comparable à la catégorie C de la fonction publique de l’État.

MISSIONS

Au cours de leur carrière, les agents de l’Assemblée nationale sont appelés à exercer des métiers variés liés à l'accueil et à l’organisation logistique des activités de l’Assemblée. Ils peuvent également être affectés sur des postes sensibles (activités protocolaires ou liées à la séance publique) ou comportant une dimension gestionnaire (gestion de frais de mandat, de factures ou de stocks).

L’exercice de ces métiers variés suppose une solide connaissance du fonctionnement de l’institution ainsi que de grandes qualités de polyvalence, de réactivité et d’adaptabilité.

Les agents doivent faire preuve à tout moment d’une bonne présentation, d’une aisance relationnelle et d’élocution, ainsi que de maîtrise de soi et de discrétion. Ils sont astreints au port d’une tenue fournie par l’Assemblée et liée à leur affectation.

Un profond souci du service rendu et une grande rigueur sont indispensables. Compte tenu des exigences du service, le travail se fait généralement au sein d’équipes : les agents doivent donc montrer de réelles capacités d’intégration. Ces équipes comptent parmi leurs effectifs des personnels ayant le statut de contractuels de droit public. Enfin, il est essentiel que les agents respectent les consignes données par la hiérarchie pour garantir la qualité du service.

Les fonctionnaires de l’Assemblée nationale sont soumis à une obligation de neutralité politique dans l’exercice de leurs fonctions et de discrétion professionnelle pour tout ce qui concerne les faits et informations dont ils ont pu avoir connaissance dans l’exercice de leurs fonctions.

CARRIÈRE

Durant toute leur carrière, les agents sont amenés à travailler régulièrement le week-end et certains jours fériés, et à assurer fréquemment des permanences de nuit dans les locaux de l’Assemblée. Ils doivent faire face à un rythme de travail irrégulier et faire preuve d’une grande disponibilité et de souplesse s’agissant de leurs horaires de travail et de leurs congés, les besoins du service, liés à l’activité de l’Assemblée et aux besoins des députés, étant difficilement prévisibles à l’avance.

Tous les candidats admis seront soumis à une visite médicale d’aptitude devant le médecin agréé par l'Assemblée nationale au moment de leur entrée dans les cadres.

Ils sont engagés en qualité de stagiaires et peuvent être titularisés après un an passé dans le cadre extraordinaire. Ils bénéficient ensuite d’un avancement d’échelon tous les deux ans et sont inscriptibles pour un avancement de classe après, en moyenne, 13 ans de services effectifs.

 

ÉLÉMENTS STATISTIQUES

En 2020, les agents représentent 33 % des effectifs de fonctionnaires travaillant à l’Assemblée nationale. Leur moyenne d’âge est de 51 ans. Le corps des agents est actuellement composé de 76 % d’hommes et 26 % de femmes.

Les statistiques relatives au dernier concours d’agent de 2015 peuvent être consultées dans le rapport du jury.

On peut retenir principalement que 2 591 candidats ont été admis à concourir, 1 679 candidats se sont effectivement présentés à l’épreuve de présélection (65 %). Sur les 218 candidats présélectionnés (13 %), 206 se sont présentés à l'ensemble des épreuves d’admissibilité. Parmi eux, 66 ont été déclarés admissibles (30 %). À l’issue des épreuves d’admission, 30 candidats ont été déclarés admis, dont quinze sur la liste principale et 15 sur une liste complémentaire. La moyenne d’âge des candidats admis était de 39,2 ans, et le taux de féminisation de 40 %.

Par ailleurs, la majorité était titulaire d’un niveau de diplôme équivalent (20 %) ou supérieur au baccalauréat (76 %).