Erasme, Louis Surlet de Chokier

1769 - 1839

Informations générales
  • Né le 27 novembre 1769 à Liège (Principauté de Liège)
  • Décédé le 7 août 1839 à Gingelom (Belgique)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 6 janvier 1813 au 4 juin 1814
Département
Départements de l'Empire français aujourd'hui en Belgique

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

député au Corps législatif de 1813 à 1815, né à Liège (Principauté de Liège), le 27 novembre 1769, mort au château de Gingelom (Belgique), le 7 août 1839, était le second fils de Jean-Guillaume Arnold de Surlet de Chockœr, seigneur de Gingelom, conseiller de la cité de Liège, et de dame Marie-Gertrude Deprez. Il appartenait à une ancienne famille, originaire du duché de Juliers. D'abord destiné à l'état ecclésiastique, Erasme-Louis de Chockœr suivit une toute autre carrière, et, après s'être rangé, en 1789, parmi les adversaires de l'évêque de Liège, Hœnsbr'œck, il devint aide de camp du général Donceel, commandant en chef de l'armée des patriotes. Il passa ensuite dans les rangs des Belges soulevés contre la domination autrichienne, et obtint, le 12 octobre 1790, un brevet de lieutenant d'infanterie. Après la restauration de l'évêque Hœnsbrœck à Liège et de l'empereur Léopold II à Bruxelles, Chockœr chercha pendant quelque temps un refuge en Hollande, puis revint furtivement au château de Gingelom. On le perd de vue pendant les bouleversements qui suivirent la bataille de Jemmapes. Après l'installation du Directoire, il fut élu (20 mai 1797), administrateur du département de la Meuse-Inférieure. Deux ans après, le premier consul le nomma membre du conseil général de ce département, fonctions qu'il conserva après l'établissement de l'Empire. Ayant été destiné comme candidat au Corps législatif impérial par le collège électoral de Hasselt, il vit ce choix ratifié par le Sénat conservateur, le 6 janvier 1813, et, jusqu'à la capitulation de Paris, il représenta, comme député, le département de la Meuse-Inférieure. Quand le royaume des Pays-Bas eut été constitué, Chockœr se rallia au nouvel ordre de choses : il devint (1815) représentant de la province de Limbourg aux Etats-Généraux nommés par le roi Guillaume 1er. Puis, le 27 juillet 1827, il fut créé baron par le même prince. Renvoyé l'année suivante, à la seconde Chambre des Etats-Généraux, il inclina vers l'opposition belge, et, finalement se prononça (1830), dans la session extraordinaire, pour la séparation administrative des deux royaumes. Chockœr se trouva dès lors associé à tous les actes constitutifs du nouvel état belge. Il signa, le premier, la proposition par laquelle cinquante deux députés demandaient pour chef de l'Etat, le duc de Nemours: le 3 février 1831, le fils de Louis-Philippe l'emporta sur son compétiteur, Auguste de Beauharnais, due de Leuehtenberg, et fut élu roi des Belges; Chockœr 83 rendit à Paris à la tête d'une députation, harangua Louis-Philippe au Palais-Royal, et lui offrit la couronne pour son fils; mais le roi des Français la refusa. Après l'insuccès de cotte démarche, l'établissement d'une régence ayant été décidé par le gouvernement provisoire, Chockœr fut nomma régent de la Belgique par 108 suffrages sur 157 votants. Il constitua un premier cabinet qui n'eut qu'une durée éphémère, puis un second, qui resta en fonction jusqu'à l'élection comme roi du prince Léopold de Saxe-Cobourg Le 20 juillet 1831, le Congrès décréta que M. le baron Erasme-Louis-Surlet de Chockœr avait bien mérité de la patrie, et lui alloua une pension viagère de dix mille florins à la charge du trésor public. Il se retira dans son château de Gingelom, entre Landen et Waremme, et n'exerça plus d'autres fonctions que celles de bourgmestre de sa commune.