Jean, Elisabeth, Roger de Damas d'Antigny

1765 - 1823

Informations générales
  • Né le 4 septembre 1765 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 3 septembre 1823 à Cirey-sur-blaise (Haute-Marne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Haute-Marne
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1815 à 1816, né à Paris, le 4 septembre 1765, mort au château de Cirey (Haute-Marne), le 3 septembre 1823, frère de Joseph François de Damas qui fut pair de France, il fut inscrit à douze ans sur le contrôle des officiers du régiment du roi, dont son oncle, le duc du Châtelet, était colonel.

Pressé de débuter dans la carrière militaire, où s'étaient distingués plusieurs membres de sa famille, il quitta secrètement la France, à la suite, dit-on, d'un duel malheureux avec le vicomte de Wall, et se rendit auprès du prince de Ligne, commissaire de la cour de Vienne près de l'armée russe. Il obtint par lui son admission dans l'armée moscovite et y donna des preuves fréquentes de sa témérité. Chargé un jour par le prince de Nassau-Siegen de prendre à l'abordage un vaisseau amiral turc, que défendait en même temps une vive mousqueterie et l'incendie qui s'y manifestait de toutes parts, Damas enleva cette espèce de citadelle et s'empara du drapeau de Mahomet. Adjudant du prince Potemkin, il dirigea l'attaque d'Otchakow et pénétra le premier dans la place. La tzarine Catherine fit donner au comte de Damas le grade de colonel, et c'est en cette qualité qu'il fit la campagne de 1789, terminée par le siège de Bender.

De retour en France la même année, il y demeura à peine, et se remit au service de l'étranger. La prise d'Ismaël, à laquelle il contribua puissamment, à la tête d'un régiment russe, lui valut la croix de commandeur de Saint-Georges.

Il répondit ensuite à l'appel des émigrés français, devint aide-de-camp du comte d'Artois, et le suivit à Saint-Pétersbourg, puis en Angleterre. Il eut dans l'armée de Condé, en 1795, le commandement d'une légion, entra, en 1798, au service du roi de Naples, Ferdinand, dont il soutint désespérément la cause, les armes à la main, et se retira à Vienne jusqu'en 1814.

Le retour des Bourbons le rappela en France, où il recouvra tous ses titres. Promu lieutenant général, il commandait la place de Lyon, lorsque Napoléon revint de l'île d'Elbe. Il accompagna Louis XVIII en Belgique, et, à la seconde Restauration, fut élu député (22 août 1815), par deux départements à la fois: la Côte-d'Or, qui lui donna 122 voix sur 161 votants et 260 inscrits, et la Haute-Marne, où il eut 84 voix sur 147 votants et 217 inscrits.

Il fit partie de la majorité, mais ne siégea pas longtemps à la Chambre « introuvable », le roi l'ayant renvoyé dans son gouvernement de Lyon. Il réprima sévèrement les troubles qui éclatèrent dans cette ville et, rentré dans sa famille peu de temps après, mourut au château de Cirey, en 1823.

Date de mise à jour: mars 2015