Jean-Charles, Antoine Morel de Dieusie

1748 - 1794

Informations générales
  • Né le 10 juin 1748 à Mézangers ( - France)
  • Décédé le 16 avril 1794 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 3 avril 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Anjou (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Noblesse

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né à Mézangers (Mayenne) le 10 juin 1748, exécuté à Paris le 16 avril 1794, il était propriétaire en son château de Dieusie, près Segré, et s'occupait d'agriculture et particulièrement de l'acclimatation des moutons mérinos.

Elu, en 1787, à l'assemblée provinciale d'Anjou, comme procureur général syndic du clergé, et de la noblesse et délégué à la commission intermédiaire, il publia en 1788, une brochure intitulée: Réflexions sur la prochaine tenue des Etats-généraux, dans laquelle il appelait de tous ses vœux la révolution qui se préparait; dans une seconde brochure publiée au commencement de 1789, il demandait par anticipation la réunion des trois ordres en un grand Conseil National.

Le 3 avril 1789, la sénéchaussée d'Anjou le choisit comme député de la noblesse aux Etats-Généraux. Il prit place à gauche et s'occupa surtout de diriger l'esprit public en Anjou par une correspondance dont un grand nombre de pièces subsistent aux Archives.

Le 15 septembre 1791, après la session, il fut élu administrateur de Maine-et-Loire. Le 21 août 1793, un arrêté des représentants en mission, Richard et Choudieu, le suspendit de ses fonctions comme « ci-devant noble et suspect à tous les patriotes par les principes de royalisme qu'il a toujours professés. »

Le 15 septembre, un nouvel arrêt du comité révolutionnaire le décréta d'arrestation « pour avoir toujours voté pour le tyran »; il fut enfermé aux Carmes, comparut le 15 avril 1794, à Paris, devant le tribunal révolutionnaire, fut condamné à mort et exécuté le lendemain. L'ordre d'arrestation porte : « Actuellement fabricant de savon, rue Denis; » une note, jointe à l'ordre, ajoute: « Ses liaisons avec une Dupont-Lamothe, se disant autrefois baronne allemande, ne laissent pas de doute sur ses opinions contre-révolutionnaires. »