François, Xavier Laurent

1744 - 1821

Informations générales
  • Né le 25 novembre 1744 à Marcenat (Cantal - France)
  • Décédé le 10 mai 1821 à Clermont-ferrand (Puy-de-Dôme - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 26 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Bourbonnais (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Clergé

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né à Marcenat (Cantal) le 25 novembre 1744, mort à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) le 10 mai 1821, « fils de Pierre Laurent, propriétaire, et de Marguerite Montel », il était curé de Cuiseaux, lorsqu'il fut élu député du clergé aux Etats généraux par la sénéchaussée de Moulins, le 26 mars 1789.

Membre du bas clergé qui souhaitait ardemment des réformes, il adressa, le 16 juin 1789, à la veille de la réunion des trois ordres, la lettre suivante à l'assemblée du tiers :

« Messieurs, quarante-deux jours se sont écoulés eu vœux inutiles ; et nous venons vous assurer qu'aucun de ces jours précieux n'a fini sans que nous en ayons amèrement regretté la perte, et le lendemain nous a constamment trouvés plus affermis dans la résolution de nous unir à vous, Messieurs, pour opérer le bien commun. La contradiction, les longues discussions de ce projet nous en ont de plus en plus fait connaître la sagesse. Hâtons-nous donc de porter des mains secourables à ce grand édifice qui s'écroule de toutes parts : réparons par une plus grande activité nos premières lenteurs, et le malheur de n'avoir pu obtenir l'unanimité dans tous les représentans de la nation. Espérons-la toujours, et gardons-nous de calomnier les intentions de ceux qui hésitent.

Vous gémissez sur les maux qui affligent vos pasteurs. Oubliez leurs intérêts, Messieurs, oubliez-les pour un moment : de plus grands désastres appellent votre attention. Oubliez-les pour toujours, s'il le faut : c'est le soulagement, c'est le bonheur de nos paroissiens que nous vous demandons avant tout, et à quelque prix que ce soit. »

Il appuya la suppression de la dîme et l'entretien par l'Etat des ministres du cultes, et prêta le serment constitutionnel.

Il fut élu évêque constitutionnel de l'Allier au mois de mai 1791, et devint plus tard conseiller général de ce département, le 11 floréal an VIII.