Jean, Antoine d'Agoult

1753 - 1826

Informations générales
  • Né le 17 novembre 1753 à Grenoble (Isère - France)
  • Décédé le 29 septembre 1826 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 4 janvier 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Dauphiné (Type : Province)
Groupe
Noblesse

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée constituante de 1789, né à Grenoble (Isère), le 17 novembre 1753, d'une ancienne famille du Dauphiné et de la Provence, mort à Paris le 29 septembre 1826, il appartenait à la branche des seigneurs de Voreppe, descendant de Rostaing, seigneur d'Apt et d'Agoult, petit-fils d'Humbert, premier du nom. On compte parmi les membres de la famille d'Agoult huit sénéchaux de Provence, un podestat de la République d'Arles, un chancelier du royaume de Sicile, plusieurs officiers généraux.

Le frère aîné du comte était évêque de Pamiers et a laissé quelques écrits politiques.

Le comte Jean-Antoine, fut successivement sous-lieutenant au régiment de Clermont cavalerie en 1763, capitaine en 1769, lieutenant-colonel et sous-lieutenant des gardes du corps en 1784, mestre de camp le 30 mars 1788.

Élu député aux états généraux de 1789 par la noblesse du Dauphiné, il proposa le 22 juin, avec son beau-frère le comte de Blacons la réunion de la noblesse au tiers-état, et se joignit à cet ordre. Il signa, le 19 juin 1790, les protestations de la noblesse contre les actes de l'Assemblée nationale ; il protesta aussi, lors des événements des 5 et 6 octobre, contre l'envahissement de l'Assemblée par le peuple.

En 1791, il émigra, et, après avoir rejoint les gardes du corps à Coblentz, il prit part à la campagne de 1792 et aux suivantes, dans l'armée de Condé, jusqu'au licenciement définitif (1801). Créé maréchal de camp le 17 février 1797, il couvrit, à la tête d'un fort détachement de cavalerie, l'aile droite de l'armée de Condé lors de la retraite, à Léoben, par la vallée de Rothmann, en 1800.

Après la Restauration, le comte d'Agoult fut nommé aide-major général des gardes du corps. Il se trouvait en Dauphiné lors du débarquement de Napoléon, en mars 1815 ; il se rendit aussitôt à Lyon, puis à Paris, accompagna les princes jusqu'à Armentières, et rentra dans ses fonctions au second retour du roi.

À la fin de 1815, ayant quitté l'armée, il se retira en Dauphiné.

Le comte d'Agoult était officier de la Légion d'honneur et commandeur de l'ordre de Saint-Louis.