Jean, Joseph Mougins de Roquefort

1742 - 1822

Informations générales
  • Né le 1er février 1742 à Grasse (Alpes-Maritimes - France)
  • Décédé le 27 septembre 1822 à Grasse (Alpes-Maritimes - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 27 avril 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Draguignan, Grasse et Castellane (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Tiers-Etat

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né à Grasse (Alpes-Maritimes) le 1er février 1742, mort à Grasse le 27 septembre 1822, frère de Boniface Antoine Mougins qui représenta le clergé aux Etats-généraux, il était procureur du pays aux Etats de Provence, lieutenant-général de police de Grasse et consul de cette ville (1787), lorsqu'il fut élu, le 27 avril 1789, député du tiers aux Etats-Généraux par la sénéchaussée de Draguignan.

Il y montra des idées aussi libérales que son frère, et, lorsque celui-ci vint se réunir au tiers, il dit:

« Permettez-moi d'applaudir à la démarche du porteur qui vient de vous exprimer son vœu et de se réunir à vous sous l'étendard national. Uni à lui par les liens de la nature, formé du même sang, je partage avec sensibilité et dans toute la joie de mon cœur ses principes et ses sentiments. »

Il prêta le serment du Jeu de Paume, fit partie du comité des rapports (5 octobre 1781) et fut secrétaire de l'Assemblée (18 mars 1790). Il s'occupa spécialement de questions administratives et judiciaires, demanda notamment que les administrateurs fussent choisis dans le département, et que l'on réglât la nomination des municipalités, combattit l'article tendant à attacher l'éligibilité au paiement volontaire des contributions; parla en faveur de l'ordre de Malte; vota la conservation des banalités conventionnelles; ne voulut admettre les jurés qu'en matière criminelle; réclama la nomination des juges par le peuple avec un mandat n'excédant pas quatre années; s'opposa à ce que les tribunaux de district fussent juges d'appel les uns à l'égard des autres; démontra la nécessité de faire élire l'accusateur public par le peuple; vota l'établissement des avoués; parla sur la contrainte par corps contre les députés et sur la liberté de la presse, et fit partie de la députation envoyée à la translation des cendres de Voltaire à Sainte-Geneviève (9 juillet 1791).

Après la session, il devint président du tribunal de district de Grasse, et ne joua plus aucun rôle politique.