Pierre, Etienne, Lazare Griffon de Romagné

1723 -

Informations générales
  • Né le 18 décembre 1723 à Saint-Denis-d'Oléron (Charente-Inférieure - France)
  • Décédé à une date inconnue

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 26 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
La Rochelle (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Tiers-Etat

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né à Saint-Denis-d'Oléron (Charente-Inférieure) le 18 décembre, 1723, mort en émigration, il s'intitulait chevalier, seigneur de Romagné, des Mothais, Mezeron, Pontézières et autres lieux, et était fils d'Etienne-François Griffon, lieutenant-général criminel au présidial de la Rochelle, et d'Anne-Agathe Martin de Chassiron.

Il entra dans la carrière judiciaire comme son père, fut conseiller d'honneur, lieutenant du présidial de la Rochelle, et, le 12 décembre 1764, premier maire élu de la Rochelle en vertu de l'édit de Compiègne du mois d'août précédent. Cette élection, entachée, prétendit-on, de vices de forme, ne fut pas confirmée par le roi, dont le représentant, le maréchal de Senectère, gouverneur de la Rochelle, défendit à l'ancien maire d'installer le dernier élu dans la charge, afférente à sa nouvelle dignité, de colonel des milices bourgeoises. L'élection fut recommencée, et Griffon ne fut pas choisi par le roi sur la liste des trois candidats présentés. Cette lutte avec la cour valut à Griffon une certaine popularité locale, sans le compromettre d'ailleurs vis-à-vis du pouvoir, car la faveur royale l'appela, quelque temps après, aux fonctions de conseiller-maître en la cour des Comptes.

Electeur de la noblesse du bailliage de l'île d'Oléron au moment des Etats-Généraux, il présida l'assemblée électorale du tiers-état à la Rochelle, et, le 26 mars 1789, fut élu premier député de ce dernier ordre aux Etats-Généraux pour la sénéchaussée de la Rochelle. Dans la séance préparatoire du tiers, à Versailles, le 1er juin suivant, il fut nommé, par le privilège de l'âge, « adjoint du doyen des communes. » Il présenta (15 décembre 1789), au comité chargé de la division du royaume en départements, avec ses collègues du pays d'Aunis, un « Mémoire» pour demander que l'Aunis, séparé de la Saintonge, fût appeler à former un département particulier, soit isolément, soit en y annexant l'île d'Oléron et une portion du Bas-Poitou. Son rôle fut d'ailleurs très effacé dans l'Assemblée, dont il fut cependant un moment vice-président : le Moniteur ne mentionne pas son nom.

En 1792, il fut incarcéré à Brouage, comme suspect, et, rendu à la liberté, se hâta de partir en émigration, où il mourut.