Claude, François Verguet

1744 - 1814

Informations générales
  • Né le 28 mars 1744 à Montarlot-lès-champlitte (Haute-Saône - France)
  • Décédé le 9 mars 1814 à Montarlot-lès-champlitte (Haute-Saône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 3 août 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Saint-Pol-de-Léon - Bretagne (Type : Evêché)
Groupe
Clergé

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né à Champlitte (Haute-Saône) le 28 mars 1744, mort à Montarlot (Haute-Saône) le 9 mars 1814, fils d'un médecin, il embrassa la règle de saint Bernard et prononça ses vœux à l'abbaye de Morimond.

Nommé prieur de la Frenade en Saintonge, puis du monastère de N.-D. de Relec en Bretagne, il parvint à la dignité de vicaire général de l'ordre de Cîteaux.

En septembre 1789, le clergé de la circonscription électorale de Saint-Pol-de-Léon l'élut député aux Etats-Généraux. Dom Verguet siégea d'abord dans la minorité, protesta contre l'abolition des vœux monastiques, publia une brochure en réponse au rapport du comité ecclésiastique sur cette question, et défendit le ministre de Montmorin au sujet des passeports délivrés par lui à Mesdames tantes du roi. Mais ses opinions se modifièrent ; il prêta le serment civique (3 janvier 1791), et fut nommé vicaire épiscopal de l'évêque constitutionnel de Langres.

A la suppression de ses fonctions, il dirigea plusieurs paroisses qui n'avaient plus de curés, et, lorsque le culte fut aboli, revint habiter Langres, où il devint administrateur puis président du district. Destitué comme modéré (mars 1793), il dut se dérober aux menaces, gagna secrètement Champlitte, et profita de ses loisirs forcés pour cataloguer des livres provenant de couvents supprimés.

A près thermidor, il fut nommé membre de l'administration centrale du département de la Haute-Saône, puis sous-préfet de Lure (an VIII) par le premier Consul, et révoqué l'année suivante par suite de mésintelligence avec son préfet. Il se retira à Montarlot, où il mourut.