Jacob Couturier

1737 - 1805

Informations générales
  • Né le 1er décembre 1737 à Minot (Côte-d'Or - France)
  • Décédé le 31 mars 1805 à Léry (Côte-d'Or - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 24 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Châtillon-sur-Seine (Type : Bailliage)
Groupe
Clergé

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée constituante de 1789, né à Minot (Côte-d'Or), le 1er décembre 1737, de Me Jean Couturier, notaire royal et de Claudine Petit, mort à Léry (Côte-d'Or), le 31 mars 1805, il était curé de Salives lorsque la Révolution éclata.

Elu, le 24 mars 1789, député du clergé aux Etats généraux par le bailliage de Châtillon-sur-Seine, il se signala dans l'Assemblée par l'ardeur de son opposition aux idées nouvelles. Le 8 juin 1790, il combattit la réduction du nombre des paroisses. Le 7 septembre, il se plaignit du traitement fixé pour les religieux par un décret précédent, traitement qui ne devait commencer à courir que du 1er janvier 1791 : « Messieurs du comité ecclésiastique, s'écria-t-il, veulent que les religieux passent une année sans manger, ce qui est très commode dans un état de détresse !... » Quand il fallut prêter le serment civique, l'abbé Couturier voulut y mettre des réserves, et refusa d'employer la formule prescrite par la loi.

À la séance du 1er mars 1791, il souleva un violent incident ; sur la motion de Treilhard, l'Assemblée venait de décréter que la consécration d'un évêque pourrait se faire par délégation et dans n'importe quelle église catholique. Couturier se leva et proposa ironiquement « que les évêques fussent consacrés dans les synagogues des Juifs ou dans les temples des protestants. » Quelques membres du côté droit, applaudirent, tandis que la gauche murmurait et que plusieurs députés criaient : « À l'ordre ! » et d'autres: « Non ! non ! à l'Abbaye ! » L'Assemblée se borna, sur la motion de Goupilleau, à voter que l'amendement du curé de Salives serait inséré au procès-verbal, et qu'il y serait dit que cet amendement avait été fait « par un de ceux qui ont refusé de prêter le serment exigé par la loi. »

Date de mise à jour: juillet 2018