Ambroise, Eulalie de Maurès de Malartic

1737 - 1796

Informations générales
  • Né le 27 juillet 1737 à Montauban (Tarn-et-Garonne - France)
  • Décédé le 17 février 1796 à Hambourg (Allemagne)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 26 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
La Rochelle (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Noblesse

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né à Montauban (Tarn-et-Garonne) le 27 juillet 1737, mort à Hambourg (Allemagne) le 17 février 1796, fils de Pierre-Hippolyte-Joseph de Maurès de Malartic, comte de Montricoux, seigneur d'Artigues et de Saint-Geniès en Agenois et en Quercy, lieutenant aux gardes-françaises, et de dame Antoinette-charlotte de Savignac, il fut d'abord destiné à l'état ecclésiastique et nommé chanoine de Billom en Auvergne ; mais il préféra l'état militaire, entra au service le 1er novembre 1755, en qualité de lieutenant au régiment de Vermandois, passa capitaine le 24 juin 1759, fit la campagne de Minorque, prit part au siège et à l'assaut du fort Saint Philippe de Mahon, et fut envoyé avec son régiment aux Iles-sous-le-Vent, où il remplit les fonctions de major.

Nommé major du régiment provincial de Montauban le 24 février 1774, il devint, quelques années après, lieutenant-colonel commandant du bataillon de garnison du Poitou, et fut appelé, le 23 juillet 1780, au commandement de l'île d'Aix. Il avait épousé, le 20 juin 1774, Eugénie-Françoise Claëssen, veuve de Pierre-Henri de Régnier, écuyer, seigneur de Périgny et de la Rochebarangère en Aunis, et fille de l'ancien directeur de la Compagnie des Indes.

Maire de la ville de la Rochelle le 12 juillet 1775, il eut la plus grande part au maintien du pain à un prix raisonnable lors des disettes de 1785 et de 1789, fut membre et second secrétaire perpétuel de l'académie de cette ville, et fut élu, le 26 mars 1789, député de la noblesse de la sénéchaussée de la Rochelle aux Etats-Généraux. Il fut secrétaire de la chambre de la noblesse, soutint à l'Assemblée constituante les privilèges de son ordre et protesta en ces termes contre la réunion des trois ordres :

« Le député de la noblesse de la Rochelle forcé, par l'instruction particulière de ses commettants, de ne jamais se départir du droit de délibérer par ordre sur tous les objets qui ne concernent pas l'impôt ou la répartition, déclare qu'il ne peut participer en rien aux délibérations de l'assemblée jusqu'à ce que ses commettants ayent pris, dans leur sagesse, le parti qu'ils jugeront convenable ; en conséquence et d'après l'obtention de nouvelles lettres de convocation pour assembler la noblesse de la sénéchaussée de la Rochelle, le dit député fait toute réserve contre toute décision qui pourrait être prise dans ladite assemblée, et il en demande acte.

A Versailles, le 30 juin 1789.


MALARTIC. »

Il reçut du comte de Chatelaillon une lettre des plus flatteuses lui exprimant, au nom de l'ordre de la noblesse d'Aunis, sa satisfaction sur sa conduite à l'Assemblée :

« L'ordre de la noblesse m'a prié, Monsieur, de vous témoigner sa satisfaction du zèle et de la sagesse que vous faites paraître dans la place que ses suffrages vous ont déférée. L'expérience lui fait voir qu'il ne pouvait mieux placer la confiance et ses intérêts. La délicatesse de vos sentiments, la pureté de vos intentions et l'activité infatigable de vos lumières, laissent au moins à vos commettants, dans le bouleversement inimaginable où sont aujourd'hui les choses et les esprits, l'espoir énergique et vivifiant de ne jamais perdre l'honneur.

J'ai l'honneur d'être


Votre très humble et très obéissant serviteur,

Signé: LE COMTE DE CHATELAILLON,

grand sénéchal. »

Nommé maréchal de camp aux armées du roi le 1er mars 1791, M. de Malartic émigra après la session et mourut en Allemagne. Il était chevalier de Saint-Louis et membre des académies de Montauban et de Montpellier.