Armand, Anne, Auguste, Antonin, Sicaire de Chapt de Rastignac

1727 - 1792

Informations générales
  • Né le 2 octobre 1727 à Corgnac-sur-l'Isle (Dordogne - France)
  • Décédé le 3 septembre 1792 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 30 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Orléans (Type : Bailliage)
Groupe
Clergé

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né au château de Laxion, commune de Corgnac-sur-l'Isle (Dordogne) le 2 octobre 1727, massacré à Paris le 3 septembre 1792, neveu de l'archevêque de Tours, il fut reçu docteur en théologie en Sorbonne, et devint ensuite, par la protection de son oncle le maréchal de Biron, abbé de Saint-Mesmin d'Orléans, prévôt de Saint-Martin de Tours, puis archidiacre et grand vicaire d'Arles.

Membre de l'assemblée du clergé en 1755 et en 1760, il montra une certaine indépendance, appuya le refus de sacrements aux adversaires de la bulle Unigenitus, et refusa en 1757 l'évêché de Tulle.

Elu, le 30 mars 1789, député du clergé aux Etats-Généraux par le bailliage d'Orléans, il siégea à droite, prit rarement la parole en raison de la faiblesse de sa voix, et, dans la discussion sur la vérification des pouvoirs en commun, à laquelle il était hostile, dit (27 mai 1789) « qu'il fallait avoir longtemps étudié la matière, et qu'il en connaissait toutes les difficultés, les ayant approfondies pendant deux mois qu'avait duré une maladie grave dont il sortait. » A quoi un curé répondit que « les curés de campagne, depuis un an qu'on parlait des Etats-Généraux, avaient bien pu apprendre dans douze mois de santé ce que M. l'abbé de Rastignac avait appris pendant deux mois de maladie. » M. de Rastignac fit partie du comité des rapports, vota l'ajournement de la discussion sur les biens du clergé, et signa la protestation du 12 septembre 1791 contre les actes de la Constituante.

Resté à Paris après la dissolution de l'Assemblée, il devint suspect , fut arrêté et enfermé à l'Abbaye le 26 août 1792; il y périt dans les massacres de septembre, après avoir, avec l'abbé Lenfant, donné l'absolution à ses compagnons de prison.

On a de l'abbé de Rastignac : Questions sur la propriété des biens-fonds ecclésiastiques en France (Paris, 1789); Accord de la révélation et de la raison contre le divorce (1791).