Brutus, Mathieu Cazelles

1793 - 1880

Informations générales
  • Né le 8 octobre 1793 à Montagnac (Hérault - France)
  • Décédé le 9 août 1880 à Margny-les-compiègne (Oise - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Hérault
Groupe
Gauche
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
Ire législature
Mandat
Du 29 octobre 1854 au 29 mai 1857
Département
Hérault
Groupe
Majorité dynastique
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIe législature
Mandat
Du 21 juin 1857 au 7 mai 1863
Département
Hérault
Groupe
Majorité dynastique
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 31 mai 1863 au 27 avril 1869
Département
Hérault
Groupe
Majorité dynastique
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IVe législature
Mandat
Du 23 mai 1869 au 4 septembre 1870
Département
Hérault
Groupe
Majorité dynastique

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple à l’Assemblée constituante de 1848, député au Corps législatif de 1854 à 1870, né à Montagnac (Hérault), le 8 octobre 1793, mort à la Folie, près Marly (Seine-et-Oise), le 13 août 1880, il était le fils d'un « patriote » que ses concitoyens appelaient le « Dupont de l'Eure de l'Hérault. »

Il fit ses études aux collèges de Castres et de Montpellier, puis il appartint à l'armée et remplit, pendant les Cent-Jours, auprès du général Guillet les fonctions d'aide de camp. Licencié après Waterloo, il revint à Montpellier sous la Restauration, et eut à soutenir une lutte des plus vives contre les partisans de la royauté restaurée, qui venaient d'obliger son père à quitter le pays. Il fut attiré un jour dans un guet-apens, assailli à coups de sabres par une bande armée et laissé pour mort. Une autre fois, il fut provoqué en duel par un officier, le tua et fut traduit devant les tribunaux, mais acquitté. Sa famille plaidait alors contre la commune de Montagnac pour obtenir réparation des dégâts commis sur ses propriétés et estimés à 200,000 francs. Après plusieurs années de procédure, il obtint, en 1820, satisfaction de la Cour de Pau, qui condamna la commune à 120,000 francs de dommages intérêts; M. Cazelles fit abandon, en 1830, d'une somme de 40,000 francs qui restait encore due sur l'indemnité.

Bonapartiste, il avait lutté dans sa contrée contre le gouvernement de la Restauration. Il continua son opposition sous Louis-Philippe, se rallia en 1848 à la cause de la révolution, fut des premiers sur les barricades du faubourg Montmartre, et devint, le 23 avril, l'élu des démocrates de l'Hérault à l'Assemblée constituante par 31,319 voix. Membre du comité de la marine, il siégea à gauche et vota d'abord avec les républicains modérés :

- le 9 août 1848, contre le rétablissement du cautionnement ;
- le 18 septembre, pour l'abolition de la peine de mort;
- le 7 octobre, pour l'amendement Grévy sur la présidence;
- le 21 octobre, contre l'abolition du remplacement militaire;
- le 2 novembre, contre le droit au travail.

Mais l'élection présidentielle du 10 décembre le ramena à la politique de Louis-Napoléon. Il s'abstint alors dans la plupart des questions importantes; il est porté absent lors des scrutins sur la proposition Rateau, sur l'expédition de Rome, sur l'amnistie, etc.

Non réélu à l'Assemblée législative, il accepta du prince-président les fonctions d'inspecteur général des deux divisions militaires composées des six départements du Nord, et y fit une active propagande en faveur de l'auteur du coup d'Etat.

Puis, après le rétablissement de l'Empire, le décès du baron Huc, député de la 3e circonscription de l'Hérault, ayant donné lieu à une élection partielle, M. Cazelles se présenta pour le remplacer et fut nommé, comme candidat officiel du gouvernement, le 29 octobre 1854, par 25,778 voix (25,914 votants, 41,592 inscrits).

Successivement réélu, le 22 juin 1857, par 28,625 voix (28,832 votants, 42,936 inscrits); le 1er juin 1863, par 28,495 voix (28,830 votants, 42,542 inscrits); et le 24 mai 1869, par 15,759 voix (21,763 votants, 30,413 inscrits), contre M. Clément Laurier, de l'opposition, 5,721 voix, il vota constamment avec le pouvoir, et quitta la vie politique en 1870.

M. Cazelles était conseiller général du canton de Gignac, et commandeur de la Légion d'honneur, du 14 août 1868.