Paul-Emile Bouchet

1840 -

Informations générales
  • Né le 28 décembre 1840 à Embrun (Hautes-Alpes - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 7 janvier 1872 au 7 mars 1876
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Gauche radicale

Biographies

Représentant à l'Assemblée nationale en 1872, et député de 1876 à 1885, né à Embrun (Hautes-Alpes), le 28 décembre 1840, il fit son droit à Paris, puis s'inscrivit au barreau d'Embrun. Il commença à s'occuper de politique lors des élections municipales de 1869 ; il était conseiller d'arrondissement des Hautes-Alpes à la chute de l'Empire.

Le gouvernement du 4 Septembre le nomma substitut du procureur de la République ; mais il quitta ces fonctions en mars 1871, fut compromis dans le mouvement insurrectionnel de Marseille et emprisonné préventivement, pendant trois mois, puis acquitté ; mais l'ordre des avocats lui interdit de rentrer au barreau. C'est alors qu'il fut élu représentant des Bouches-du-Rhône, à l'élection complémentaire du 7 janvier 1872, par 47 513 voix sur 81 766 votants et 149 508 inscrits. Il avait été, le 8 octobre de l'année présente, élu conseiller général de son département pour un des cantons de Marseille. À l'Assemblée nationale, il siégea à l'union républicaine (extrême gauche), et vota le plus souvent avec ce groupe. Il se prononça contre le gouvernement du 24 mai et contre la démission de Thiers, contre la loi des maires, pour la dissolution de l'Assemblée, et, le 25 février 1875, pour l'ensemble des lois constitutionnelles.

Réélu le 20 février 1876 dans la 3e circonscription de Marseille, par 8 872 voix sur 15 743 votants, 19 011 inscrits, contre MM. Guibert, 2 576 voix, et de Sabran-Pontevès, 3 202, il combattit le ministère du Seize-Mai et fut des 363.

Son mandat fut confirmé le 14 octobre 1877, par 10 818 voix (16 531 votants et 20 750 inscrits), contre 5 578 à M. Marrel. Il siégea alors dans la majorité, parmi ceux des députés radicaux qui suivirent les inspirations de Gambetta ; il vota, cependant, l'amnistie plénière chaque fois qu'elle fut proposée, ainsi que la séparation de l'Eglise et de l'Etat. M. Bouchet avait abordé quelquefois la tribune.

Il fut encore réélu le 21 août 1881, par 10 260 voix contre 1 138 à M. Bocca (11 937 votants, 21 780 inscrits) ; mais cette législature marqua la fin de sa carrière politique. Poursuivi comme un des administrateurs de la Société financière, le Zodiaque, pour contravention à la loi sur les sociétés, et condamné, le 10 décembre 1884, à huit mois de prison et dix mille francs d'amende, il en appela de ce jugement, obtint la réduction de sa peine à quatre mois de prison et 3 000 francs d'amende, et quitta la France presque aussitôt.


Né le 28 décembre 1840 à Embrun (Hautes-Alpes), Date et lieu de décès inconnus.

Représentant des Bouches-du-Rhône à l'Assemblée Nationale de 1872 à 1876. Député des Bouches-du-Rhône de 1876 à 1885.


(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY Dictionnaire des Parlementaires. t. 1, p. 411).

Après avoir purgé sa peine, il serait allé s'établir au Tonkin. Il serait mort en 1918.


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