Léonard, Victor, Joseph Charner

1797 - 1869

Informations générales
  • Né le 13 février 1797 à Saint-brieuc (Côtes d'Armor - France)
  • Décédé le 8 février 1869 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Côtes-du-Nord
Groupe
Droite

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 22 janvier 1862 au 8 février 1869

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple à l’Assemblée législative de 1849, sénateur du second Empire, né à Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord), le 13 février 1797, mort à Paris, le 8 février 1869, il entra à l'Ecole de marine de Toulon en février 1812, devint aspirant en 1815, enseigne en 1820, et lieutenant de vaisseau en 1828.

Il prit part en 1830, à l'expédition d'Alger, et consigna le résultat de ses observations dans un mémoire sur la durée des évolutions navales. Après avoir reçu (1832) la croix de la Légion d'honneur à la prise d'Ancône, il passa capitaine de corvette en 1837, et accompagna, comme second de la Belle-Poule, le prince de Joinville à Sainte-Hélène. Capitaine de vaisseau en 1841, et bientôt officier de la Légion d'honneur, il fut chargé, dans les dernières années du règne de Louis-Philippe, de divers commandements à la mer.

Le 13 mai 1849, M. Charner fut élu représentant des Côtes-du-Nord à l'Assemblée législative, le 3e sur 13, avec 74,242 voix (110,201 votants, 164,242 inscrits); il siégea dans les rangs de la droite, et se rallia à la politique du prince-président. Membre de la commission d'enquête sur la marine, il se mêla souvent à la discussion des questions techniques. En même temps que représentant des Côtes-du-Nord à la Législative, il était membre du conseil général du même département.

Après le 2 Décembre, il fut nommé chef d'état-major du ministre de la marine, contre-amiral le 3 février 1852, puis commandant en second de l'escadre de l'Océan au mois d'août 1853. Il se distingua à la guerre de Crimée, où il eut à soutenir, le 17 octobre 1854, contre les batteries de mer de Sébastopol, un combat des plus rudes : le Napoléon, qu'il montait, brava pendant cinq heures les feux du fort Constantin, tira 3,000 coups de canon et reçut 100 boulets dans sa commune. Il fut promu vice-amiral le 7 juin 1855, et présida le conseil des travaux de la marine. Chargé (mai 1860), du commandement en chef des forces navales dans les mers de Chine, il seconda les opérations du corps expéditionnaire, et après avoir dirigé le débarquement des troupes au Peïo, il attaqua avec ses canonnières (5 août) les forts qui défendaient l'entrée de la rivière. Il eut ensuite, comme commandant supérieur des forces de terre et de mer en Cochinchine, la plus grande part à l'établissement de la domination française dans ce pays. Il rentra en France au mois de septembre 1861.

Elevé à la dignité de sénateur, le 22 janvier 1862, il siégea jusqu'à sa mort parmi les défenseurs du régime impérial, et fut fait amiral par décret du 15 novembre 1864. Grand-croix de la Légion d'honneur du 10 février 1861.


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