Charles, Claude Benoist

1901 - 1988

Informations générales
  • Né le 28 janvier 1901 à Crosnes (Essonne - France)
  • Décédé le 15 février 1988 à Crosnes (Essonne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 21 janvier 1940 *
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Communiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Communiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Communiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Communiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Communiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 2 janvier 1956 au 8 décembre 1958
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Communiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né à Paris (5e) le 28 janvier 1901.

Député de Seine-et-Oise de 1936 à 1942 et de 1945 à 1958.

Orphelin de père à l'âge de deux ans, Charles Benoist se trouva en 1914 dans l'obligation d'aider sa mère, alors qu'il n'avait que 13 ans, son beau-père ayant été appelé sous les drapeaux pour y mourir d'ailleurs en 1917. Sans métier bien défini, il se livra avec la meilleure des bonnes volontés, aux tâches que l'on voulait bien lui confier.

En 1921, il accomplit son temps de service militaire dans l'aviation.

Entré en 1923 aux ateliers de la S.N. C.F. à Villeneuve-Saint-Georges, il y devint chaudronnier. Il s'inscrivit alors au parti communiste et ne tarda pas à être nommé secrétaire du syndicat des cheminots, délégué du personnel et délégué à la sécurité.

En 1935, il fut élu conseiller municipal puis premier adjoint de Villeneuve-Saint - Georges. Il garda cette charge jusqu'en 1939.

Aux élections générales des 26 avril et 3 mai 1936, il fut élu député de Seine-et-Oise par la circonscription de Corbeil au deuxième tour de scrutin avec 15.445 voix contre 10.420 à M. Dellea, son principal adversaire.

Pendant ce premier mandat, Charles Benoist s'inscrivit au groupe communiste et devint membre de la Commission de l'administration générale, départementale et communale, de la Commission de l'hygiène et de la Commission de la santé ,publique.

Il déposa notamment une proposition de loi tendant à accorder le droit aux allocations familliales pour tout enfant à charge d'un salarié ; et un rapport sur une proposition de résolution tendant à inviter le Gouvernement à élaborer d'urgence un projet de loi dotant la France d'un réseau suffisant de crèches et de garderies d'enfants du premier âge.

Il intervint à plusieurs reprises, et plus spécialement sur : l'aménagement de la région parisienne (1936), le budget du Ministère du Travail de l'exercice 1938, à propos du service de contrôle du chômage, l'augmentation des taxes sur l'essence automobile (1937) ; le budget de l'éducation nationale de l'exercice 1939, au sujet de l'insuffisance de l'équipement sportif (1938).

Si au cours de ce mandat, Charles Benoist porta une attention particulière aux grands problèmes sociaux, il ne négligea pas les moindres intérêts et l'agriculture retint aussi son attention-Il demanda en effet par voie d'amendement au budget de l'agriculture, une réglementation moins sévère de la pêche aux écrevisses, puis au cours de la discussion du budget du travail, il réclama la titularisation des contrôleurs auxiliaires du chômage ; enfin à l'occasion du débat sur le budget des travaux publics, il demanda l'extension aux petits cheminots et aux petits fonctionnaires de l'abattement prévu en faveur des assurés sociaux gagnant moins de 10.000 francs.

Il fut déchu de son mandat le 20 février 1940 pour être rétabli dans ses droits par l'ordonnance du 9 août 1944-et décision du Conseil des Ministres du 28 octobre 1944.

En 1939, M. Benoist fut emprisonné à Maison-Carrée, après une condamnation à 5 ans de prison et à une amende de 1 million de francs. Libéré en 1943, il rentra en France à la fin du mois d'août 1944.

Réélu à la mairie de Villeneuve-Saint-Georges en 1945, il devint membre de la première Assemblée Nationale Constituante aux élections générales du 21 octobre 1945. Il occupait la deuxième place de la liste communiste dans le département de Seine-et-Oise.

Membre de la Commission des moyens de communication et des postes, télégraphes et téléphones, il rapporta le projet de loi autorisant l'octroi d'avances aux entreprises exploitant des réseaux de voies ferrées d'intérêt local partiellement détruits par suite d'actes de guerre.

Il prit part à la discussion du projet de loi tendant à établir le budget général de l'exercice 1946, s'intéressant tout spécialement à la situation des fonction maires et à leurs rémunérations accessoires.

Réélu le 11 juin 1946 membre de. la deuxième .Assemblée Nationale Constituantes, il siégea à la Commission des moyens de communication et à la Commission des territoires d'outre-mer. Il se fit entendre au cours de la discussion des propositions de loi tendant à établir la Constitution.

Réélu député de Seine-et-Oise aux élections générales du 10 novembre 1946 (première législature de l'Assemblée Nationale). il fut nommé juge titulaire à la Haute Cour de justice en 1947. Membre de la Commission des moyens de communication, de- la Commission de la presse et de celle des territoires d'outre-mer, il manifesta une très grande activité. Il rapporta plusieurs projets ou propositions de loi intéressant plus spécialement la S .N. C. F. et les ports maritimes. Parmi ses nombreuses interventions, on peut citer celles relatives : aux réductions de tarifs accordés par la S.N.C.F. aux sociétés sportives, au rétablissement de certains trains, au dégagement des cadres des fonctionnaires, à la réorganisation des transports de la région parisienne, à la réparation des dommages de guerre (1947 ; au projet de loi instituant la Compagnie Air-France, à la caisse des marchés, aux budgets des territoires d'outre-mer et de l'aviation civile, aux aménagements d'impôts, aux lignes aériennes du Pacifique sud (1948) ; au budget de la France d'outre-mer, aux condamnés malgaches (1949) ; aux fonctionnaires civils et militaires des territoires d'outre-mer (1950, 1951) ; à l'élection des membres; de l'Assemblée Nationale, à l'élection des députés dans les territoires d'outre - mer (1951).

Réélu le 17 juin 1951, troisième de la liste présentée par le parti communiste, il fit partie de la Commission des territoires d'outre-mer et de celle de l'intérieur. Il déposa pendant ce nouveau mandat, le 25 février 1952, une proposition de loi sur les dommages de guerre, le 21 octobre 1952 une proposition de loi tendant à rassembler tous les services de la pêche fluviale sous, une direction unique ; le 19 janvier 1954 une proposition de résolution tendant à inviter le Gouvernement à autoriser la pêche dans les fleuves et rivières.

Il se fit entendre au cours de nombreux débats, notamment sur le budget de la France d'outre-mer, l'organisation des Assemblées locales dans ces territoires, la formation du conseil général de Nouvelle-Calédonie (1951) ; le code du travail dans les territoires d'outre-mer, amendé par le Conseil de la République (1952) ; les dépenses d'investissements (1953) ; l'organisation municipale dans les territoires d'outre-mer, les institutions territoriales et régionales du Togo, les dépenses du Ministère des territoires d'outre-mer (1954) ; l'état d'urgence (1955).

Il fut réélu aux élections générales du 2 janvier 1956, toujours troisième de la liste communiste.

Membre de la Commission des territoires d'outre-mer et dit conseil supérieur du travail de la France d'outre-mer il déposa notamment une proposition de loi tendant à modifier la loi instituant un Code du travail dans les territoires d'outre-mer. On l'entendit fréquemment au cours de débats concernant plus spécialement : le projet de loi-cadre des territoires d'outre-mer, les dotations budgétaires de la France d'outre-mer (1956). ; les accidents du travail et les maladies professionnelles dans les territoires d'outre-mer (1958).

Il ne devait pas être réélu aux élections générales de 1958. Il est député honoraire et habite Vincennes.




Né le 28 janvier 1901 à Crosnes (Essonne) Décédé le 15 février 1988 à Crosnes (Essonne)

Député de Seine-et-Oise de 1936 à 1940 Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale Constituante (Seine-et-Oise)

Député de Seine-et-Oise de 1946 à 1958

(voir première partie de la biographie du dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome II, pp. 535 et 536)

Déchu de son mandat, le 20 février 1940, Charles Benoist est rétabli dans ses droits par l'ordonnance du 9 août 1944 et la décision du Conseil des ministres du 28 octobre 1944.

Réélu à la mairie de Villeneuve-Saint-Georges en 1945, il devient membre de la première Assemblée nationale Constituante aux élections générales du 21 octobre 1945. Il occupe la deuxième place sur la liste communiste dans le département de Seine-et-Oise, qui obtient 118 109 suffrages sur 359 798 suffrages exprimés et a trois élus.

Membre de la Commission des moyens de communication et des postes, télégraphes et téléphones, il rapporte le projet de loi autorisant l'octroi d'avances aux entreprises exploitant des réseaux de voies ferrées d'intérêt local partiellement détruits par suite d'actes de guerre.

Il prend part à la discussion du projet de loi tendant à établir le budget général de l'exercice 1946, s'intéressant tout spécialement à la situation des fonctionnaires et à leurs rémunérations accessoires.

Réélu le 2 juin 1946 membre de la seconde Assemblée nationale Constituante, en deuxième position sur la liste communiste qui obtient 117 834 suffrages sur 364 617 suffrages exprimés et a trois élus, il siège à la Commission des moyens de communication et à la Commission des territoires d'outre-mer. Il se fait entendre au cours de la discussion des propositions de loi tendant à établir la Constitution.

Réélu député de Seine-et-Oise aux élections générales du 10 novembre 1946 (première législature de l'Assemblée nationale), en deuxième position sur la liste communiste qui réunit 124 712 suffrages sur 358 267 suffrages exprimés et a trois élus, il est nommé juge titulaire à la Haute Cour de justice en 1947. Membre de la Commission des moyens de communication, de la Commission de la presse et de celle des territoires d'outre-mer, il manifeste une très grande activité. Il rapporte plusieurs projets ou propositions de loi intéressant plus spécialement la S.N.C.F. et les ports maritimes. Parmi ses nombreuses interventions, on peut citer celles relatives : aux réductions de tarifs accordées par la S.N.C.F. aux sociétés sportives, au rétablissement de certains trains, au dégagement des cadres des fonctionnaires, à la réorganisation des transports de la région parisienne, à la réparation des dommages de guerre (1947) ; au projet de loi instituant la Compagnie Air-France, à la caisse des marchés, aux budgets des territoires d'outre-mer et de l'aviation civile, aux aménagements d'impôts, aux lignes aériennes du Pacifique Sud (1948) ; au budget de la France d'outre-mer, aux condamnés malgaches (1949) ; aux fonctionnaires civils et militaires des territoires d'outre-mer (1950, 1951) ; à l'élection des membres de l'Assemblée nationale, à l'élection des députés dans les territoires d'outre-mer (1951).

Réélu le 17 juin 1951, troisième de la liste présentée par le parti communiste avec 115 843 voix sur 363 970 suffrages exprimés, il fait partie de la Commission des territoires d'outre-mer et de celle de l'intérieur. Il dépose pendant ce nouveau mandat, le 25 février 1952, une proposition de loi sur les dommages de guerre, le 21 octobre 1952 une proposition de loi tendant à rassembler tous les services de la pêche fluviale sous une direction unique ; le 19 janvier 1954 une proposition de résolution tendant à inviter le Gouvernement à autoriser la pêche dans les fleuves et rivières.

Il se fait entendre au cours de nombreux débats, notamment sur : le budget de la France d'outre-mer, l'organisation des Assemblées locales dans ces territoires, la formation du conseil général de Nouvelle-Calédonie (1951) ; le code du travail dans les territoires d'outre-mer, amendé par le Conseil de la République (1952) ; les dépenses d'investissements (1953) ; l'organisation municipale dans les territoires d'outre-mer, les institutions territoriales et régionales du Togo, les dépenses du ministère des territoires d'outre-mer (1954) ; l'état d'urgence (1955).

Il est réélu aux élections générales du 2 janvier 1956, toujours troisième de la liste communiste, avec 141 768 voix sur 448 365 suffrages exprimés.

Membre de la Commission des territoires d'outre-mer et du Conseil supérieur du travail de la France d'outre-mer, il dépose notamment une proposition de loi tendant à modifier la loi instituant un code du travail dans les territoires d'outre-mer. On l'entend fréquemment au cours de débats concernant plus spécialement : le projet de loi-cadre des territoires d'outre-mer, les dotations budgétaires de la France d'outre-mer (1956) ; les accidents du travail et les maladies professionnelles dans les territoires d'outre-mer (1958).

En juin 1958, avec son groupe, il s'oppose au retour du général de Gaulle au pouvoir.


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