Victor Sévère

1867 - 1957

Informations générales
  • Né le 1er novembre 1867 à Case-pilote (Martinique - France)
  • Décédé le 2 octobre 1957 à Fort-de-france (Martinique - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 20 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Martinique
Groupe
Gauche radicale-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 31 mai 1914
Département
Martinique
Groupe
Républicains radicaux-socialistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Martinique
Groupe
Radical et radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Martinique
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 1er novembre 1867 à Case Pilote (Martinique).

Député de la Martinique de 1906 à 1914, de 1924 à 1928 et de 1936 à 1942.

Avocat à la Guyane, puis à Fort-de-France, conseiller général de la Guyane de 1893 à 1896, puis de la Martinique en 1889, maire de Fort-de-France en 1900, Victor Sévère se présenta aux élections de 1906 dans la 2e circonscription de la Martinique. Sur 13.972 inscrits et 7.112 votants, il n'obtient au premier tour que 3.311 voix contre 3.476 à Clerc, mais devancera ce dernier au deuxième tour par 4.773 voix contre 4.223, sur 9.030 votants.

Inscrit au groupe des radicaux-socialistes de la Chambre, il participe aux travaux de diverses commissions.

En 1907, il dépose un ordre du jour motivé à la suite de l'interpellation de M. Puech sur les scandales de la Guinée française. En 1909, il demande à interpeller le ministre des Colonies sur l'instruction du meurtre de M. Siger, maire de Fort-de-France. Il prend part à la discussion du projet et des propositions de loi concernant les conseils de guerre. La même année, il demande à interpeller le ministre des Colonies sur l'administration de la justice dans les colonies. Il adresse une question écrite à ce même ministre sur l'application outre-mer de la loi sur les accidents du travail et une seconde sur les faits relevés à la charge de l'administration du Congo.

Victor Sévère interviendra également dans la discussion des budgets des exercices 1907, 1908 et 1909.

Aux élections de 1910, Victor Sévère retrouve son siège à la Chambre des députés, obtenant 9.158 voix contre 5.450 à Duquesnoy et 33 à Dorléans, sur 25.266 inscrits et 14.409 votants. Secrétaire du 8e bureau et membre de diverses commissions, il dépose une proposition de loi tendant à dégrever les cafés et cacaos des colonies françaises soumis au tarif général des douanes (1911) ; il est également l'auteur d'une proposition de loi relative au régime bancaire de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Réunion et de la Guyane.

Pendant cette même législature, Victor Sévère rapportera un projet de loi relatif à l'établissement du régime douanier colonial. Il sera entendu dans la discussion du projet de loi concernant l'exploitation des services maritimes postaux entre la France, les Antilles et l'Amérique centrale. Il prend part également à la discussion du projet de loi portant fixation du budget général de l'exercice 1912 et à la discussion du projet de loi portant prorogation du privilège des banques coloniales. Il intervient dans la discussion de la proposition de loi adoptée par le Sénat ayant pour objet d'assurer le secret et la liberté du vote (1912). Il demande, comme rapporteur, la déclaration de l'urgence du projet de loi relatif à l'établissement du régime douanier colonial et participe à la discussion du projet de loi portant fixation du budget général de l'exercice 1913.

Victor Sévère ne sollicitera à nouveau les suffrages de ses concitoyens que dix ans plus tard, aux élections de 1924. Il est élu sur la liste de l'union républicaine avec Alcide Delmont, par 24.444 voix sur 51.833 inscrits, 39.994 votants et 11.839 abstentions (majorité absolue : 19.971), battant la liste du parti de l'entente républicaine.

Victor Sévère concentre son activité sur les travaux de la commission des comptes définitifs et des économies et de la commission de la marine militaire. Les électeurs de la 1re circonscription de la Martinique apportent à nouveau leurs suffrages à Victor Sévère aux élections de 1936. Le maire de Fort-de-France obtient au premier tour, sur 24.967 inscrits et 7.316 6 votants, 5.456 voix contre 1.355 à Lapompe. Il est élu au deuxième tour de scrutin par 7.888 voix sur 8.376 votants.

A la Chambre des députés, le représentant de la Martinique siège sur les bancs de la commission de l'Algérie, des colonies et des pays de protectorat.

En 1936, il rapporte le projet de loi rendant applicable à la Guadeloupe, à la Martinique et à la Réunion les deux lois du 4 juillet 1908 sur la liberté de la presse. L'année suivante, il signe une proposition de loi tendant à l'établissement de l'inscription maritime à la Martinique. Il rapporte le projet de loi modifiant la loi du 10 juillet 1931 autorisant les gouvernements de la Réunion, de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane à contracter des emprunts. En 1936 encore, il demande à interpeller le Gouvernement sur la politique sociale qu'il entend suivre aux colonies et sur les dispositions qu'il se propose de prendre pour y appliquer les lois sur les conventions collectives du travail, la limitation de la durée du travail et les congés payés. Il prend part à la discussion du projet de loi relatif à l'exécution du plan de grands travaux destiné à lutter contre le chômage et à la discussion du projet de loi portant fixation du budget général de l'exercice 1937 et 1938.

Sévère ne prit pas part au vote du 10 juillet 1940 sur l'attribution des pouvoirs constituants au maréchal Pétain.



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