Emiland, Anne, Marie Menand

1786 - 1871

Informations générales
  • Né le 22 septembre 1786 à Moroges (Saône-et-Loire - France)
  • Décédé le 23 décembre 1871 à Mellecey (Saône-et-Loire - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Saône-et-Loire
Groupe
Montagne
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 8 février 1850
Département
Saône-et-Loire
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848 et en 1849, né à Moroges (Saône-et-Loire) le 22 septembre 1786, mort à Mellecey (Saône-et-Loire) le 23 décembre 1871, il étudia le droit et exerça à Chalon-sur-Saône la profession d'avocat.

Il était établi depuis cinq ans dans cette ville, lorsqu'il se mit (1814) à la tête des corps francs qui combattirent les alliés. Pendant les Cent-Jours, il fut membre du conseil municipal; puis il fit une opposition active à la Restauration, se vit plusieurs fois poursuivi par le pouvoir royal, salua avec joie la révolution de 1830, et fut nommé, par Dupont (de l'Eure), procureur du roi à Chalon : mais ses opinions démocratiques le firent bientôt destituer (1831). Commandant de la garde nationale, il fut suspendu en 1832, à la suite d'une harangue adressée à sa légion. Conseiller général de Chalon-sud (1833-1836), il ne cacha point, lors de l'insurrection de Lyon, en 1834, ses sympathies républicaines, et fut compris dans les poursuites devant la Chambre des pairs. Condamné à dix ans de déportation, il sut se dérober aux recherches, d'abord sans quitter le département, puis en parcourant l' Allemagne, la Pologne et la Suisse, fut amnistié en 1838, revint à Chalon, et fut réélu commandant de la garde nationale et membre du conseil municipal.

Après la révolution de février, le gouvernement provisoire le nomma commissaire en Saône-et-Loire; le 23 avril 1848, il fut élu représentant de ce département à l'Assemblée constituante, le 11e sur 14, par 77,994 voix (131,092 votants, 136,000 inscrits). M. Menand prit place à la Montagne, fit partie du comité de la justice, et vota :

- contre le rétablissement du cautionnement et de la contrainte par corps,
- contre les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- pour l'amendement Grévy,
- pour le droit au travail.

Il s'abstint dans le scrutin sur l'ensemble de la Constitution, et se prononça encore :

- contre la proposition Rateau,
- contre les crédits de l'expédition romaine,
- pour l'amnistie des transportés,
- pour la mise en accusation du président et de ses ministres, etc.

Réélu, le 13 mai 1849, représentant du même département à la Législative, le 2e sur 12, par 75,367 voix (109,200 votants, 152,441 inscrits), M. Menand reprit sa place à la Montagne, appuya l'interpellation de Ledru-Rollin sur les affaires de Rome, et, ayant participé à la journée du 13 juin, fut impliqué dans les poursuites dirigées contre plusieurs représentants et traduit devant la Haute Cour qui se réunit à Versailles. Il échappa à l'arrestation qui le menaçait et se réfugia à Genève. La Haute Cour le condamna par contumace à la déportation.